Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE devaient discuter, mercredi 12 janvier, avec le vice-président de la Commission, Margarítis Schinás, de la dimension externe de la migration, mais aussi de la façon de faire avancer le 'Pacte Asile et migration', la Présidence française du Conseil de l’UE ayant pour objectif de suivre une approche graduelle permettant de s’assurer d’un soutien unanime à chaque étape atteinte.
La Présidence aurait l’intention, dans un premier temps, de travailler sur un nouveau consensus sur l’équilibre entre responsabilité et solidarité. Selon une source, son idée serait d’avancer sur le règlement filtrage des migrants aux frontières extérieures (règlement ‘screening’), pour la partie 'responsabilité' et, parallèlement, sur un mécanisme ad hoc de solidarité, qui s'inspirerait du modèle de l’accord de La Valette en 2019, reposant sur une participation volontaire des pays membres à la relocalisation des demandeurs d’asile. Un modèle qui, à l'époque, n'avait pas réuni plus d'une dizaine d'États membres, avec, par ailleurs, des participations aléatoires.
L’idée française serait de favoriser une sorte d’adoption des deux outils en parallèle. Les ministres de l’Intérieur de l’UE, réunis informellement à Lille le 3 février, pourraient être saisis de cette proposition de combinaison.
Contactée par EUROPE, la Présidence française du Conseil de l’UE n’avait pas donné de détail sur cette proposition à l’heure de notre bouclage ni confirmé sa teneur.
Les ambassadeurs ont par ailleurs validé le 12 janvier le mécanisme opérationnel de coordination des actions pour la dimension externe des migrations (MOCADEM) et lancé la procédure d’adoption écrite. Le sujet avait déjà été discuté le 5 janvier et le mécanisme approuvé sur le principe (EUROPE 12862/6). (Solenn Paulic)