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Bulletin Quotidien Europe N° 12865
SÉCURITÉ - DÉFENSE / Ukraine

M. Stoltenberg espère le lancement d’un processus de dialogue avec la Russie menant vers l’apaisement

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a espéré, lundi 10 janvier, que le Conseil OTAN-Russie de mercredi 12 janvier, tout comme les rencontres États-Unis-Russie du 10 et la réunion de l’OSCE du 13 puissent permettre de lancer un processus d’apaisement.

« Ce que nous espérons, c'est que nous puissions nous mettre d'accord sur la voie à suivre. Que nous puissions convenir d'une série de réunions, nous mettre d'accord sur le processus. Il n'est pas réaliste d'espérer que lorsque nous aurons terminé cette semaine, lorsque nous aurons terminé les réunions qui sont toutes programmées, les problèmes seront résolus », a-t-il expliqué à l’issue d’une rencontre avec la ministre ukrainienne Olga Stefanichyna et avant une réunion de la Commission OTAN-Ukraine.

M. Stoltenberg a espéré qu’il y aura une réelle volonté des deux côtés de s'engager dans un processus qui puisse prévenir un nouveau conflit armé en Europe, précisant que cette volonté existait du côté de l'Alliance.

Le secrétaire général a estimé qu’il fallait arriver à une solution politique, éviter un conflit armé. « Mais nous devons nous préparer à ce que la Russie, une fois de plus, choisisse d'utiliser la force armée, choisisse la confrontation plutôt que la coopération », a-t-il prévenu. M. Stoltenberg a rappelé que toute agression russe aurait un coût politique et économique sévère.

Selon le secrétaire général, la rencontre du Conseil OTAN-Russie de mercredi devrait se concentrer sur les questions de sécurité européenne, la transparence liée aux activités militaires, la réduction des risques et la maîtrise des armements. « Nous écouterons les préoccupations de la Russie, mais tout dialogue significatif doit également répondre à nos préoccupations concernant les actions » de celle-ci, a-t-il ajouté.

Alors que la Russie discute avec les États-Unis et l’Alliance, Mme Stefanichyna a prévenu que « rien concernant l’Ukraine ne doit se faire sans l’Ukraine ». Selon M. Stoltenberg, la réunion de la Commission OTAN-Ukraine est une « occasion opportune » d'échanger des évaluations de la situation, d'exprimer le ferme soutien politique et pratique des Alliés à l'Ukraine et de coordonner les engagements diplomatiques à venir avec la Russie. Il a précisé que l’OTAN menait activement des consultations, entre autres, avec la Finlande, la Suède et l'UE.

« Nous devons tous réaliser que les demandes russes aux Alliés ne peuvent être considérées comme une position de négociation. L'agresseur n'est pas en mesure de poser des conditions tant que les chars russes n'ont pas quitté la frontière ukrainienne », a souligné la ministre ukrainienne, ajoutant que la Russie essayait d’imposer son agenda plutôt que de retourner à la table des négociations.

Le secrétaire général de l’OTAN a rappelé le droit de l’Ukraine de se défendre et que l’OTAN apporterait son soutien au pays « en l'aidant à faire respecter ce droit à l'autodéfense ». (Camille-Cerise Gessant)

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