Le représentant du département d’État américain pour les Balkans occidentaux, Gabriel Escobar, a souligné, lundi 13 septembre, le soutien de son gouvernement au Dialogue entre la Serbie et le Kosovo, qui se tient sous les auspices de l’Union européenne.
« Nous allons soutenir les efforts du dialogue mené par l’UE pour rapprocher la Serbie et le Kosovo de l’UE et travailler avec l’UE pour faire entrer le reste de la région dans l’UE », a-t-il expliqué lors de sa première intervention publique depuis son arrivée à son poste, lors du débat organisé par le think tank EPC.
Revenant sur les accords de Washington signés sous l’administration Trump, M. Escobar a estimé qu’ils étaient valables. « Nous reconnaissons que les questions politiques difficiles sont traitées dans le cadre du Dialogue. Ce que nous avons essayé de faire avec les accords de Washington, c'est de créer certaines mesures de confiance sur le plan économique qui ont permis de montrer que l'on peut aborder une certaine coopération sans aborder la question du statut. (...) Mais l'accent sera mis sur le Dialogue et nous le soutenons », a-t-il insisté.
Lors du débat, le Représentant spécial de l’UE pour le Dialogue, Miroslav Lajčák, a estimé que, malgré la succession d'élections dans les deux pays, il fallait avancer dans le Dialogue. Selon lui, il n’y a pas de problèmes techniques, car « tout est éminemment politique ». Le représentant de l'UE, qui se rendra cette semaine à Pristina puis à Belgrade, a ajouté que chacun savait ce qu’il a à faire.
Si l’UE a un rôle de médiation, pour l'eurodéputée verte allemande Viola von Cramon-Taubadel, l'Union devrait s’impliquer d’avantage. « Il faut un engagement bien plus profond que juste faciliter » le dialogue, a-t-elle observé, ajoutant que « la majorité des gens, dans les deux pays, voudrait voir plus de progrès, plus d’engagement, un rôle plus actif » de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)