L’accord soutenu par 132 pays sur la réforme de la fiscalité internationale (EUROPE 12753/1) est bien la preuve que le multilatéralisme n’est pas mort, selon le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et le commissaire européen à la Fiscalité, Paolo Gentiloni.
Dans une tribune publiée lundi 26 juillet par le média Project Syndicate, les deux hommes rappellent l’attachement de l’UE au multilatéralisme, tout en soulignant le devoir qu'elle a aussi de démontrer que l'action multilatérale peut profiter à tous, si chaque pays s'investit.
Et le meilleur exemple de cela est, à leurs yeux, le récent accord sur la réforme de la fiscalité internationale, vu comme « une étape historique vers une mondialisation plus équitable et une réalisation historique d'un multilatéralisme efficace ».
MM. Borrell et Gentiloni reconnaissent que l’UE a longtemps tenté de mettre en place une réponse mondiale au défi de la numérisation croissante de l’économie, mais que c’est finalement l’engagement constructif de l’administration du président américain, Joe Biden, au cours des six derniers mois, qui a permis la récente percée dans les négociations.
Même si l'accord ne résoudra pas à lui seul le problème de l'évasion fiscale des multinationales, il marque en tout cas, selon eux, « le début de la fin de la course mondiale au nivellement par le bas des taux d'imposition des sociétés ».
Dans la même veine, MM. Borrell et Gentiloni estiment qu'il est nécessaire d'élaborer des réponses internationales dans d’autres domaines, allant de l’accès aux vaccins à la crise climatique en passant par la sécurité des données et les normes technologiques.
Voir la tribune : https://bit.ly/2WuUTyT (Marion Fontana)