Le Parlement européen a présenté, ce lundi 31 mai, les conclusions de deux études bibliographiques sur l’impact environnemental et sanitaire de la 5G. Celles-ci avaient été demandées par les députés Michèle Rivasi (Verts/ALE, française) et Ivo Hristov (S&D, bulgare), tous deux membres du Panel pour l’avenir de la science et de la technologie (STOA), et gérées par l’Unité de prospective scientifique du Parlement européen.
Concrètement, ces études dressent un état des lieux en matière de connaissance des risques liés au développement de la 5G. Si des preuves limitées de cancérogénicité et d'effets sur la reproduction à basse fréquence chez l’homme existent - elles sont qualifiées, selon les fréquences, de « preuves suffisantes » pour les animaux -, les auteurs des documents soulignent surtout le fait que, la plupart du temps, « aucune enquête adéquate » n’a encore vu le jour pour les moyennes et hautes fréquences.
Par ailleurs, les auteurs de ces études ont également passé au crible la littérature existante concernant l'échauffement diélectrique potentiellement induit par l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquences. Là encore, les conclusions font avant tout état d'un relatif manque de connaissances en la matière, en particulier pour les invertébrés, les plantes et pour les expositions à de hautes fréquences (entre 6 et 300 GHz).
« Les études dévoilées aujourd’hui sur l’impact sanitaire et l’impact environnemental de la 5G soulignent les très grandes incertitudes qui accompagnent la volonté de lancer la 5G à tout prix », explique la députée Michèle Rivasi, qui reprend : « Lorsque ces recherches existent et qu’elles sont recevables – même peu nombreuses –, les articles publiés démontrent des effets biologiques préoccupants et qu’il est déloyal et malhonnête de vouloir les ignorer ». (Thomas Mangin)