La Commission européenne a publié, mercredi 31 mars, une analyse préliminaire des stratégies de rénovation à long terme des États membres, mettant en évidence certaines bonnes pratiques.
Couvrant les 13 stratégies nationales qui ont été soumises à la Commission avant la mi-novembre de l’année dernière, l’analyse souligne, par exemple, que les Pays-Bas, le Danemark et la France prévoient une certaine forme de normes minimales obligatoires en matière de performance énergétique des bâtiments, tandis que le Danemark, l’Autriche, Chypre et l’Estonie ont l’intention de renforcer le système des certificats de performance énergétique.
Concernant la stimulation des marchés publics conjoints, l’analyse met en avant l’initiative néerlandaise ‘Stroomversnelling’ et le concept finlandais de ‘pool pour les économies d’énergie dans les industries’ comme des exemples permettant de regrouper les projets en de plus gros investissements plus faciles à financer et de mener une rénovation à grande échelle des logements locatifs.
Le document prend note également du système de déduction fiscale en Allemagne et au Danemark, ainsi que des taux de TVA réduits pour les mesures d’économie d’énergie en France et à Chypre et pour l’isolation et les coûts de main-d’œuvre de l’isolation aux Pays-Bas.
L’analyse salue en outre l’ensemble complet de programmes de (re)formation dans le secteur de la construction mis en place en France, ainsi que le projet danois consistant à créer un centre de connaissances sur les économies d’énergie dans les bâtiments pour le système d’enseignement et de formation professionnels.
S’agissant de la pauvreté énergétique, le document souligne les programmes espagnols ‘Bono Social’ et ‘Better Energy Warmer Homes’, qui « permettent d’améliorer gratuitement l’efficacité énergétique des logements dont le propriétaire bénéficie d’une aide sociale ».
Voir l’analyse de la Commission : https://bit.ly/3m8YYl5 (Damien Genicot)