Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a dénoncé, dans la soirée du lundi 3 août, le report des élections du Conseil législatif de Hong Kong.
Dans une déclaration au nom de l’UE, il a appelé les autorités à reconsidérer la décision, tout comme celle de disqualifier douze candidats prodémocratie.
Le scrutin, initialement prévu pour le 6 septembre, a été repoussé d’un an le 31 juillet, officiellement en raison de la hausse des cas de personnes contaminées par le coronavirus.
« Le report proposé d'un an des élections au Conseil législatif par le recours aux pouvoirs d'urgence retarderait le renouvellement de son mandat démocratique et remettrait en cause l'exercice des droits et libertés démocratiques garantis par la Loi fondamentale de Hong Kong », a souligné le Haut Représentant.
M. Borrell a également estimé que la récente disqualification des candidats prodémocratie, y compris des législateurs en exercice précédemment élus démocratiquement par le peuple de Hong Kong, affaiblissait aussi « la réputation internationale » de la cité-État en tant que « société libre et ouverte ».
La protection des droits civils et politiques à Hong Kong est un élément fondamental du principe 'Un pays, deux systèmes', que l'UE soutient, a-t-il rappelé.
Reprenant les conclusions du Conseil publiées le 28 juillet, le Haut Représentant a prévenu que l’UE suivait de près la situation dans la cité-État et réaffirmé qu’il était « essentiel » que les élections se déroulent dans un environnement propice à l'exercice des droits et libertés démocratiques tels qu'ils sont consacrés par la loi fondamentale de Hong Kong (EUROPE 12538/10). (Camille-Cerise Gessant)