La candidature de Frans Timmermans, premier vice-président exécutif désigné au 'Green Deal européen', a reçu le feu vert des coordinateurs de la commission de l’environnement du PE, mercredi 9 octobre, au lendemain de son audition (EUROPE 12344/1). Sans surprise, les groupes PPE, S&D, Renew Europe et Verts/ALE ont soutenu sa candidature.
Pascal Canfin (Renew Europe) s'en est félicité, saluant « particulièrement son engagement sur le développement d’un nouveau plan d’action Économie circulaire comprenant notamment l’interdiction de certains emballages plastiques ; le lancement d’un plan de rénovation avec un mécanisme européen de garanties ; la lutte contre la déforestation via le développement d’un label européen ».
M. Timmermans est « un bon communicateur, mais des questions restent ouvertes », a jugé Peter Liese (PPE), « heureux de l’engagement pris de travailler avec Valdis Dombrovskis sur la transition industrielle ».
Selon Bas Eickhout (Verts/ALE), M. Timmermans est « clairement engagé et sait convaincre avec les mots », mais, regrette-t-il, « on ne sait toujours pas ce que l'on peut attendre concrètement de la loi sur le climat, puisque Frans Timmermans veut de nouvelles recherches scientifiques avant de s’engager sur des objectifs plus ambitieux pour 2030 ».
Jytte Guteland (S&D) a salué « le ferme engagement de Timmermans à assurer la neutralité climatique d'ici 2050 au plus tard, mais aussi à relever l'ambition de notre objectif 2030 de réduction des émissions ».
Ont voté contre CRE, ID et GUE/NGL. Ce dernier groupe juge les réponses en deçà de l'urgence climatique. (Aminata Niang)