Les principaux représentants de l’industrie automobile européenne ont appelé conjointement l’Union européenne et le Royaume-Uni à éviter un Brexit sans accord, lundi 23 septembre, dans un communiqué signé par 23 organisations de ce secteur.
« L’industrie automobile de l’UE et du Royaume-Uni a besoin d’un commerce sans friction […] Par conséquent, le Royaume-Uni et l’UE devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un Brexit sans accord », a ainsi mis en garde le président de l’Association allemande de l’industrie automobile (VDA), Bernhard Mattes, s’inquiétant d’un éventuel retour de droits de douane et d’une hausse de la charge administrative.
Et Mike Hawes, directeur général de la Société des constructeurs et commerçants d’automobiles (SMMT), d’ajouter : « Un Brexit sans accord aurait un impact immédiat et dévastateur sur cette industrie, sapant la compétitivité et causant des dommages irréversibles et graves ».
D’après le communiqué, les droits de douane de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les voitures et les camionnettes, rétablis en cas de Brexit sans accord, pourraient représenter un coût supplémentaire de 5,7 milliards d’euros pour l’industrie automobile et les consommateurs de l’UE et du Royaume-Uni.
L’absence d’accord, en entravant le commerce des pièces nécessaires à la production d’un véhicule, pourrait également causer des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, basée sur le modèle ‘just in time’, entraînant ainsi d’autres coûts importants. Une seule minute d’arrêt de production au Royaume-Uni représente en effet une perte de 54 700 €, selon les signataires du communiqué.
Les leaders de l’industrie automobile européenne ont en outre rappelé que ce secteur est l’un de ceux qui contribue le plus à la croissance et à la richesse de l’UE, produisant 19,1 millions de véhicules par an et employant 13,8 millions de personnes, soit un travailleur européen sur 16. (Damien Genicot - stage)