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Bulletin Quotidien Europe N° 12333
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Cinq pays de l'UE se mettent d'accord sur un projet de dispositif temporaire de débarquement des migrants

Les ministres de l’Intérieur maltais, italien, français et allemand, accompagnés par la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE et par le commissaire européen chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos, sont parvenus, lundi 23 septembre à Malte, à s’entendre entre eux sur un dispositif commun pour le débarquement des migrants secourus en mer. Ce dispositif temporaire sera présenté le 8 octobre aux ministres de l’Intérieur des Vingt-huit et continue de reposer sur une base volontaire.

Ne couvrant que la zone de Méditerranée centrale et les bateaux des ONG qui secourent des personnes en mer, le dispositif repose sur la relocalisation volontaire dans ces pays participants - à savoir, à ce stade, uniquement la France et l’Allemagne, ainsi que la Finlande qui s’est dite prête à s’y engager également.

Lors de leur conférence de presse, les ministres n’ont pas détaillé le public visé, à savoir les migrants économiques ou ceux pouvant réellement prétendre à la protection internationale. Ils n’ont pas non plus explicité le système de ports d’accueil, actuellement partagé entre les ports italiens et les ports maltais et qui fera aussi l’objet d’un système de rotation. Mais ils ont insisté sur le fait que ce dispositif apporterait une solution pour éviter des situations comme celles qui sont apparues ces derniers mois, les migrants étant obligés de rester plusieurs jours et même plusieurs semaines sur un bateau.

L’arrivée d’une nouvelle ministre de l’Intérieur en Italie, en la personne de Luciana Lamorgese, a ainsi en partie contribué à débloquer le dispositif que Matteo Salvini n’avait pas voulu soutenir en juillet à Helsinki, redoutant entre autres un effet d’appel d’air.

Lors d’une conférence de presse, le ministre maltais Michael Farrugia a ainsi expliqué que les 5 responsables avaient « commencé à faire l’Histoire ; maintenant, cela dépendra de la participation des autres États membres ». « Le papier (commun) sera présenté aux 24 autres États membres (le 8 octobre) et nous pourrons voir après cette discussion quels pays seront capables de soutenir ce document ou bien s’il faut faire d’autres suggestions », a ajouté le ministre.

La Finlandaise Maria Ohisalo a réitéré que l’objectif est de rassembler « un maximum d’États membres » autour de ce dispositif ; en juillet, il était question d’une dizaine de pays potentiellement volontaires comme l’Irlande, le Portugal ou encore le Luxembourg, pays qui ont ponctuellement contribué à prendre des migrants débarqués en Italie ou à Malte.

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, a souligné pour sa part qu’au-delà de cette base de travail qui sera portée au Conseil d’octobre, « on souhaite une réforme plus ambitieuse pour aider aussi la Grèce, l’Espagne et Chypre, aider les pays de premier accueil, mais aussi les pays dits secondaires », comme la France et l’Allemagne, a-t-il cité, rappelant que l’accord du jour ne porte que sur « la zone réduite de la Méditerranée centrale, pour le moment ».

L'ONG Oxfam a salué le résultat de cette réunion, qu'elle voit comme une étape positive. (Solenn Paulic)

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