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Bulletin Quotidien Europe N° 12329
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ACTION EXTÉRIEURE / Élargissement

M. Tusk réitère son soutien à l’ouverture des négociations d’adhésion à l'UE avec Skopje et Tirana

Mardi 17 septembre, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a une nouvelle fois apporté son soutien à l'ouverture des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, avec plus ou moins d'enthousiasme. En tournée dans ces deux pays, M. Tusk a appelé les États membres à faire leur part du travail.

« En juin, les chefs d'État ou de gouvernement de l'UE se sont engagés à prendre une décision 'claire et concrète' sur l'ouverture ou non de négociations d'adhésion (…) en octobre de cette année. Nous nous rapprochons de ce moment. J'ai toujours pensé que l'UE devrait ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Albanie et la Macédoine du Nord, conformément aux recommandations positives de la Commission », a-t-il souligné depuis Tirana.

À Skopje, le président du Conseil a rappelé qu’« au cours des deux dernières années », la Macédoine du Nord « avait fait tout ce que l'on attendait d’(elle) pour que l'UE soit en mesure d'entamer les négociations ». Des efforts macédoniens qu’il a qualifiés de « remarquables ».

Et M. Tusk n’a pas tari d’éloges devant le Premier ministre macédonien, Zoran Zaev. Au-delà de la solution « fondée sur les principes démocratiques, la décence et le bon sens » à la crise politique « dramatique » qui a touché le pays, le président du Conseil européen a salué les traités avec la Bulgarie et la Grèce, qui ont fait du pays un « champion du rationalisme et de la maturité politiques dans la région » des Balkans occidentaux. « Ces réalisations sont vraiment impressionnantes, internationalement reconnues et ne devraient pas être gaspillées par l'UE », a-t-il estimé.

M. Tusk est aussi revenu sur la crise migratoire. « Ensemble, nous avons résisté à l'une des plus grandes crises migratoires que l'Europe ait connues depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce fut pour nous tous un test très difficile et exigeant de la responsabilité et de l'efficacité de l'action. Votre pays a mieux réussi ce test que de nombreux États membres de l'UE », a-t-il rappelé.

Le président du Conseil européen a tenu à ce que ce soit « clair comme de l'eau de roche » : l’engagement politique du pays en faveur de l'État de droit et de la lutte contre la corruption « ne fait aucun doute à Bruxelles ». S’il est toujours possible de faire mieux, surtout concernant la mise en œuvre, « nous savons très bien que votre gouvernement est déterminé et cohérent sur ce point », a-t-il lancé.

À Tirana, le Président du Conseil européen a été moins exubérant, tout en estimant que l’Albanie suivait la voie européenne. « Personne ne devrait avoir le moindre doute à ce sujet. Ici à Tirana et dans toutes les capitales de l'UE », a-t-il expliqué. M. Tusk a précisé avoir discuté avec le Premier ministre, Edi Rama, de « l'importance de maintenir un bilan solide en matière d'État de droit et de lutte contre la corruption et la criminalité organisée ». « L'obsession de l'UE pour l'État de droit - et j'ajouterais 'la réconciliation' et les relations de bon voisinage - fait partie de notre ADN et ne disparaîtra pas lorsque vous deviendrez membres », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant)

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