La Confédération européenne des syndicats (CES) s’est félicitée de la répartition des portefeuilles entre les commissaires de la nouvelle Commission européenne, détaillée par Ursula von der Leyen mardi 10 septembre.
Les syndicats ont en particulier salué l’attribution de celui de l’Emploi à Nicolas Schmit et de celui de l’Économie à Paolo Gentiloni, tous deux étant d'« ardents partisans du socle européen des droits sociaux ». Les syndicats espèrent de la part de M. Schmit une mise en œuvre « complète » du socle et attendent de M. Gentiloni qu’il mène une politique économique et industrielle « forte » en faveur des travailleurs.
La CES s’est réjouie de voir Frans Timmermans responsable du « Green deal » européen en raison du manifeste électoral qu’il a défendu, dans lequel il plaidait pour une transition vers une économie décarbonée, mais surtout « socialement équitable ».
Autre source de satisfaction : la nomination de la ministre suédoise Yvla Johansson aux Affaires intérieures. Une bonne nouvelle pour les syndicats, la Suédoise ayant une approche particulièrement progressiste en matière de politique migratoire et d’asile.
Enfin, que Valdis Dombrovskis soit responsable, en tant que vice-président, de la coordination de ces différents portefeuilles constitue également un message positif pour les syndicats.
L’accueil réservé par la CES à la nouvelle Commission est nettement plus chaleureux que celui fait en juillet au programme déroulé par Mme von der Leyen. Ils dénonçaient alors le manque d’ambition et de clarté sur la lutte contre le changement climatique et l’absence de mesures concrètes pour améliorer la démocratie au travail (EUROPE 12298/25).
Sur ce dernier point, les syndicats, en partenariat avec des députés européens issus du S&D, du groupe des Verts/ALE et de la GUE/NGL et des membres du comité économique et social européen ont lancé, mercredi 11 septembre, un appel pour démocratiser les comités d’entreprise européens. (Pascal Hansens)