login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12322
Sommaire Publication complète Par article 23 / 25
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit / The b-word

Le Brexit est impossible, d’une manière ou d’une autre

Un accord sur le Brexit peut sembler impossible, mais une sortie sans accord est écartée... même si le divorce est reporté au-delà du 31 octobre. À un moment ou à un autre, il faudra conclure un accord, voire plusieurs.

Cette semaine, tout le monde, à l’exception du gouvernement britannique, semble avoir pris le contrôle du Brexit.

Boris Johnson, l’homme que John Crace du Guardian surnomme le « prince clown », est désormais à la tête d’un gouvernement minoritaire, après la défection ou la démission de 22 députés conservateurs (y compris son propre frère). Les députés de l’opposition et la Chambre des Lords sont aux commandes alors qu’ils se hâtent d’approuver un projet de loi visant à reporter l’article 50 en cas d’absence d’accord, ce qu’ils essaient de réaliser avant la suspension du Parlement la semaine prochaine (EUROPE 12321/12). Ils résistent également aux tentatives de M. Johnson d’organiser des élections législatives avant le jour du Brexit (une option qu’il avait déclaré exclure à plusieurs reprises).

De l’autre côté de la Manche, l’UE réfute constamment, mais fermement, les allégations du Royaume-Uni faisant état d’avancées dans les négociations sur le Brexit (EUROPE 12320/1). Cette semaine, après une rencontre avec David Frost, le négociateur britannique en charge du Brexit, la Commission européenne a déclaré aux diplomates européens que la situation n’avait pas évolué, à l’exception du fait que le Royaume-Uni exige l’ajout de nouveaux amendements à l’accord de retrait.

Ces demandes ne seront pas plus simples à accepter que la proposition britannique visant à enterrer le filet de sécurité relatif à la frontière irlandaise. En réalité, c’est exactement pour ces raisons que le filet de sécurité a été imaginé. Alors que le Royaume-Uni n’a pas détaillé ses exigences, la Commission a indiqué qu’elles comprennent un allègement des garanties en matière de concurrence loyale et des amendements au système de règlement des litiges.

En réalité, ces changements anéantiraient les efforts de l’UE visant à assurer « des règles de jeu équitables » avec le Royaume-Uni dans les futurs échanges commerciaux, car ils permettraient aux Britanniques de s’écarter des normes européennes. Les accepter entraînerait, par définition, des tensions à la frontière irlandaise, étant donné que les agents des douanes et les inspecteurs sanitaires de l’UE devraient effectuer davantage de contrôles.

Les exigences du Royaume-Uni pourraient être une manière de distraire les négociateurs de l’UE du manque d’avancées sur la question du filet de sécurité, pour lequel les Britanniques doivent encore présenter une alternative. Mais cette attitude s’apparente davantage à un signal lancé aux États-Unis selon lequel un Royaume-Uni post-Brexit préparera et pourra conclure un accord commercial de grande envergure.

Les deux parties se retrouvent bloquées dans leurs propres impasses, semble-t-il. Elles évitent également de reconnaître que le jour du Brexit ne marquera pas pour autant la fin des débats. Car, même si l’UE et le Royaume-Uni parviennent à maintenir la circulation des marchandises et des voyageurs le 1er novembre, cette situation ne sera que temporaire. (Version originale anglaise par Sarah Collins)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CULTURE
BRÈVES
ADDENDUM
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit
CALENDRIER
CALENDRIER BIS