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Bulletin Quotidien Europe N° 12322
INSTITUTIONNEL / Eu2019fi

Les contributeurs nets n'augmenteront pas sans condition leur contribution au budget de l'UE post-2020, prévient Antti Rinne

Le Premier ministre finlandais, Antti Rinne, a souligné l'importance pour les États membres contributeurs nets au budget de l'Union européenne de conditionner l'octroi d'un financement européen au respect de l'État de droit.

« Les pays contributeurs nets sont d'accord sur le fait qu'en tant que conséquence du Brexit, ils ne peuvent pas accroître leurs contributions s'ils ne peuvent pas inclure un élément de conditionnalité », a déclaré M. Rinne, vendredi 6 septembre, à Helsinki, en marge d'une rencontre entre la Présidence finlandaise du Conseil de l'UE et la Conférence des présidents de groupes politiques du Parlement européen. « Le principe de l'État de droit en Europe est important », a-t-il ajouté, évoquant aussi la lutte contre le changement climatique comme élément possible de conditionnalité.

Sur la même ligne, le président du PE, David Sassoli, a estimé que le principe de 'conditionnalité' était « juste » pour disposer d'un budget 2021-2027 pour l'UE à la hauteur des enjeux et « qui remette au centre les valeurs et l'identité européennes ».

Brexit. Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, M. Rinne a estimé que la situation outre-Manche était « un vrai bazar ». « Nous ne savons pas ce qu'il se passe là-bas », a-t-il indiqué. Ce qui est « très clair », selon lui, c'est la perspective d'un Brexit sans accord. Et la Finlande, ainsi que l'Union européenne, ont agi pour s'y préparer.

Selon M. Sassoli, « il y a du brouillard au-dessus de la Manche », tant il semble impossible de comprendre la volonté du gouvernement et du Parlement britanniques.

« Mais nous savons qui nous sommes. Nous sommes ceux qui ont cherché avec ténacité un accord et qui veulent le défendre », a estimé le social-démocrate italien, louant l'unité des Européens sur l'enjeu du Brexit. Il a répété la disponibilité des eurodéputés à « discuter de quelque initiative que ce soit ». Et de prévenir les autorités britanniques : « Si quelqu'un cherche à sortir sans accord, il devra en prendre la responsabilité, et notamment de l'érection d'une frontière en Irlande ». (Mathieu Bion)

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