Une étude ‘externe’, qui sera présentée mercredi 4 septembre aux membres de la commission de la Pêche du Parlement européen, recommande d’améliorer les systèmes de vérification, par les États membres de l’UE, de la puissance des moteurs des navires de pêche.
La puissance des moteurs des navires de pêche est un des critères utilisés pour contrôler l’effort de pêche (les jours passés en mer) et la taille des flottes de pêches de l’UE, ceci en vue de pérenniser les ressources marines.
Pour que la gestion de l’effort de pêche soit efficace, il faut que la valeur de la puissance enregistrée soit fiable.
Les auteurs de l'étude, commandée par la Commission européenne, jugent inefficaces les systèmes de vérification de la puissance des moteurs mis en place par les pays de l'UE. Pire, certains pays n’ont pas de système du tout.
L’étude relève que des mesures de puissances ont été faites à bord de 68 navires de 14 États membres. « Les mesures de puissances des moteurs dépassent dans 51% des cas la puissance certifiée et pour 16% des navires inspectés, il y a une deuxième indication de non-conformité de la limitation de puissance des moteurs », stipule l'étude.
Les auteurs suggèrent une amélioration de la certification et du système de vérification, « pour accroître la précision des puissances enregistrées ».
Si un moteur est capable de développer une puissance substantiellement supérieure à la puissance notifiée dans le permis de navigation du navire, cela montre l’inefficacité du régime de l’effort de pêche, rappelle la même étude.
La Commission a reçu de nombreuses plaintes concernant des incohérences entre la puissance de moteurs telle que notée dans les registres de flotte nationaux et la puissance effective des moteurs des navires.
Installer des scellés sur certains éléments ou mettre en place un système de mesure de la puissance en continu sont des dispositifs qui permettraient d'éviter des infractions, conclut l’étude, qui peut être consultée grâce au lien suivant : http://bit.ly/2P92jUl (Lionel Changeur)