login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12311
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Encouragé par ses entretiens à Berlin et à Paris, Boris Johnson veut croire à un accord avec l'UE sur le Brexit

Jeudi 22 août, à Paris, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est dit « encouragé » par son entretien de la veille, à Berlin, avec la chancelière allemande, Angela Merkel, selon laquelle il reste du temps pour que les Britanniques trouvent des solutions opérationnelles d'ici à fin octobre pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, mais sans avoir recours au filet de sécurité ('backstop') prévu dans l'accord sur un Brexit ordonné.

M. Johnson a jugé positivement la rencontre de Berlin dans une déclaration prononcée aux côtés du président français, Emmanuel Macron, qui, jeudi, l’a accueilli à son tour pour un entretien de travail bilatéral.

En amont de cette réunion parisienne, le Premier ministre britannique a redit son souhait de trouver un accord avec l’UE d’ici au 31 octobre. « Bien sûr, je souhaite un accord et je pense que nous en trouverons un », a-t-il affirmé, répétant que « les solutions techniques existent » pour reproduire les effets du filet de sécurité, telles que les systèmes électroniques de contrôles des biens.

« Bien sûr, nous comprenons parfaitement la nécessité pour l’UE de préserver l’intégrité du marché unique », a commenté le Premier ministre britannique. Et le Royaume-Uni n’a nullement l’intention de procéder à des contrôles à la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, a-t-il souligné, convaincu que ces contrôles aux frontières ne sont pas « nécessaires pour préserver l’intégrité du marché unique ».

La veille, Angela Merkel avait évoqué la possibilité de trouver un accord avec le Royaume-Uni d’ici à la fin octobre et avait demandé à Londres de présenter des solutions alternatives d'ici un mois. Elle a rappelé que cette solution au ‘backstop’ était censée être trouvée dans le cadre de la phase de transition post-Brexit et de la préparation de la future relation bilatérale, prévue à ce stade pour durer deux ans.

« Nous arriverons peut-être à trouver [une solution] dans les trente prochains jours, pourquoi pas… », a-t-elle affirmé.

Jeudi à Paris, Emmanuel Macron a rappelé la position de l’UE, notamment sur le filet de sécurité qui est une « garantie indispensable » à l’intégrité du marché unique européen et à la stabilité de l’Irlande. Mais il s’est aussi dit ouvert à entendre les propositions de son homologue britannique.

L’UE, a souligné M. Macron, a toujours dit sa « disponibilité à discuter de la future relation », élément qui « au final, est le plus important ». Au Royaume-Uni de « choisir son destin », a-t-il ajouté.

Le président français, qui s’est moqué de l’« image du plus dur de la bande » des Vingt-sept qui lui est souvent associée, a aussi prévenu que l’UE était également prête à une sortie sans accord au 31 octobre.

Ces entretiens bilatéraux se situent en amont du sommet du G7 de Biarritz où la question du Brexit sera abordée en marge. Dimanche 25 août, le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’entretiendra notamment avec M. Johnson. Il s’agira d’écouter ce que le Britannique a à proposer et éventuellement de recevoir des détails sur ces fameux arrangements alternatifs défendus par le Premier ministre. (Solenn Paulic)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CULTURE
BRÈVES