Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, lundi 22 juillet, la démolition, par les autorités israéliennes, de 10 bâtiments palestiniens contenant quelque 70 appartements, à Wadi al Hummus, dans le quartier de Sur Baher, à Jérusalem-Est occupée.
« Conformément à la position de longue date de l'UE, nous attendons des autorités israéliennes qu'elles mettent immédiatement un terme aux démolitions en cours », a-t-il souligné dans un communiqué.
« La politique israélienne de colonisation, y compris les mesures prises dans ce contexte, telles que les transferts forcés, les expulsions, les démolitions et les confiscations d'habitations, est illégale au regard du droit international », a rappelé le porte-parole.
Selon lui, la plupart des bâtiments démolis étaient situés dans les zones A et B de Cisjordanie où, selon les accords d'Oslo, toutes les questions civiles relèvent de la juridiction de l'Autorité palestinienne.
La poursuite de la politique de colonisation compromet la viabilité de la solution à deux États et la perspective d'une paix durable et compromet gravement la possibilité que Jérusalem devienne la future capitale des deux États, a mis en garde le porte-parole.
Par ailleurs, début juillet, Israël aurait détruit trois réservoirs d’eau et au moins 2 500 arbres financés par la Belgique. Les dommages s’élèveraient à plus de 75 000 euros et le ministère des affaires étrangères belge a annoncé son intention de demander une indemnisation aux autorités israéliennes. (Camille-Cerise Gessant)