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Bulletin Quotidien Europe N° 12172
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Les députés britanniques rejettent lourdement l'accord négocié par Mme May sur la sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE

Le Parlement britannique a rejeté par 432 voix contre 202, mardi 15 janvier au soir, l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE validé avec les Vingt-sept le 25 novembre (EUROPE 12145). Le Premier ministre britannique, Mme Theresa May, se trouve ainsi contrée par 230 voix, un écart particulièrement important.

Le Premier ministre a pris acte et a déploré que, si le Parlement avait été  « clair » sur le fait qu’il « ne soutient pas l’accord », il n'a « rien » dit pour autant sur ce qu’il veut. « Les gens méritent de la clarté », a-t-elle réagi, citant aussi les citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Le chef de l'opposition et  leader du Labour, Jeremy Corbyn, a annoncé dans la foulée, comme prévu, qu’il déposait une motion de défiance contre le gouvernement, motion qui, selon Mme May, devrait être discutée ce mercredi.

Avant ce vote au résultat sans ambiguïté, les députés du Labour et du SNP avaient choisi de ne pas déposer d’amendements, le Labour ayant notamment retiré un amendement visant à rejeter l'accord de retrait pour tenter d'empêcher une sortie sans accord au profit d'une nouvelle stratégie de négociation.

Un seul amendement avait donc été mis au vote, en l’occurrence l’amendement ‘Baron’, rejeté par 600 voix contre 24, qui impliquait que le gouvernement demande à l’UE le droit de mettre un terme au filet de sécurité pour l’Irlande ( ‘Backstop’) unilatéralement, sans accord des Vingt-sept.

Avant le vote, Mme May avait souligné le caractère « historique » de cette décision qui conditionnera « le futur du pays pour des générations ». Elle leur avait aussi demandé de choisir « la certitude face à l’incertitude, l’unité au lieu de la division ».

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit son « regret » à l'issue du vote et rappelé que l'UE avait investi beaucoup de temps dans cette négociation et avait fait preuve de « créativité et flexibilité ». Il a invité le pays à clarifier aussi vite que possible ses intentions.

De même, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a dit regretter ce résultat, selon son porte-parole, et a exhorté le Royaume-Uni à « clarifier les prochaines étapes aussi vite que possible ». Les Vingt-sept resteront « unis » et continueront à essayer de limiter les conséquences du 'Brexit'  et à préparer tous les scénarios, dont celui d'une sortie sans accord, a-t-il ajouté. EUROPE y reviendra. (Solenn Paulic)

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