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Bulletin Quotidien Europe N° 12111
Sommaire Publication complète Par article 14 / 36
POLITIQUES SECTORIELLES / SÛretÉ alimentaire

La Commission projette d'imposer une valeur limite légale aux acides gras trans, avec une période transitoire

La Commission se propose de légiférer pour fixer une valeur limite légale aux acides gras trans dans les aliments et satisfaire une demande qui lui est faite depuis des années. Mais les aliments dépassant cette limite pourraient être écoulés sur le marché jusqu’en avril 2021, selon une proposition de règlement que l’institution a annoncée vendredi 5 octobre, au lendemain de sa publication sur son site Internet pour consultation des parties prenantes. 

Le Parlement européen et le Bureau européen des associations de consommateurs (BEUC) n'ont cessé d'appeler la Commission à légiférer pour combattre le fléau sanitaire que constituent ces graisses insaturées présentes en grande quantité dans les aliments (plats préparés, viennoiseries, quiches ou pizzas, margarines, frites, barres chocolatées et produits de boulangerie préemballés) sans que les consommateurs connaissent leurs propriétés (EUROPE 12061, 11655). 

Selon le projet de règlement, la valeur limite légale serait de 2 grammes par 100 grammes de graisse animale pour les aliments destinés au consommateur final ; les denrées alimentaires qui ne satisferont pas à cette exigence continueront à être mises sur le marché jusqu’au 1er avril 2021 ; les définitions des 'graisses' et des 'acides gras trans' seraient alignées sur celles de l’annexe 1 du règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (règlement 1169/2011). 

Le commissaire à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, s’enorgueillit de ce projet. « Depuis de nombreuses années, des études scientifiques ont montré qu’une consommation importante d’acides gras trans augmente indéniablement le risque de maladie cardiaque. Avec cette proposition de règlement, la Commission respecte son engagement à agir », souligne-t-il dans un communiqué. Et d’inviter à « de nombreuses réactions » sur le texte de toutes les parties prenantes. 

Le BEUC déplore la période de transition. L'organisation salue la valeur limite conforme à ce qu'elle préconisait, mais déplore la période transitoire. « Depuis des années, nous avons poussé pour la fixation d'une valeur limite légale. C'est le moyen le plus efficace de réduire la consommation d'acides gras trans de tous les consommateurs en Europe », commente Emma Calvert du BEUC. Et d'ajouter : « Nous regrettons toutefois la longue période de transition. Des valeurs limites existent depuis plus de 15 ans dans certains pays avec des effets bénéfiques prouvés et peu de dommages pour l'industrie. » 

Pour consulter le texte https://bit.ly/2Csskqt . (Aminata Niang)

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