Le Comité économique et social européen (CESE) regrette que la communication de la Commission sur la désinformation en ligne ne contienne aucune mesure obligatoire. C'est ce qui ressort d'un avis élaboré par Martin Siecker et adopté mi-septembre.
Le document déplore l'absence de programmes de soutien aux médias traditionnels, de partenariats public-privé pour créer des plates-formes en ligne payantes, mais sûres, de mesures renforçant la surveillance ou brisant les monopoles en ligne.
L'avis du CESE ne rentre pas dans les détails du code de bonnes pratiques adopté fin septembre par les plates-formes et les publicitaires et qui sera présenté officiellement par la Commission européenne le 10 octobre (EUROPE 12104). Ce code fait pourtant l'objet de nombreuses critiques de la part du groupe de réflexion (associé au travail d'élaboration au sein du forum multipartite), comme l'ont rappelé Ravi Vatrapu (Copenhagen Business School), Grégoire Polad (Association of Commercial Television in Europe) ou encore Nicola Frank (European Broadcasting Union) lors d'une conférence de presse, jeudi 4 octobre. Ils considèrent, entre autres, que le code manque d'une approche commune, d'engagements clairs et significatifs, d'objectifs mesurables ou encore d'indicateurs de performances clés (KPI). (Sophie Petitjean)