La Commission européenne a choisi, le 1er octobre, d'être caustique face aux critiques émises la veille par le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, ayant assimilé l’UE à une « prison » et l’ayant comparée à l’Union soviétique.
Lors d’une visite en Lettonie, Jeremy Hunt a salué la liberté retrouvée par le pays et son indépendance. « Qu'est-il arrivé à la confiance et aux idéaux du rêve européen ? L'UE était destinée à protéger la liberté. C'était l'Union soviétique qui empêchait les gens de partir », a-t-il poursuivi.
« Si vous transformez le club européen en prison, le désir de s'enfuir ne diminuera pas, mais grandira, et nous ne serons pas le seul prisonnier à chercher à s'échapper. »
« Nous gagnerions tous, en particulier les ministres des Affaires étrangères, à ouvrir un livre d’histoire de temps en temps », a rétorqué le porte-parole Margaritis Schinas.
Ces propos interviennent dans une période tendue avec l'UE depuis Salzbourg. Le ministre du Brexit, Dominic Raab, a réitéré lundi 1er octobre, dans le cadre du congrès des Tories, les critiques émises à l’encontre de l’UE, qui n’aurait pas assez explicité les raisons du rejet du plan de Chequers.
Pendant ce temps, une étude du Center of European Reform (CER), groupe de réflexion londonien, a estimé que les pertes du pays dans la foulée du référendum du 23 juin 2016 étaient déjà de 26 milliards de livres en deux ans, soit 500 millions par semaine. La taille de l'économie britannique serait en effet inférieure d'environ 2,5 % à ce qu'elle aurait été si le 'oui' l'avait emporté lors de ce référendum. (Solenn Paulic)