L’ONG oriGIn a déclaré, le 3 septembre, que la position britannique n'était pas claire sur la protection des indications géographiques (IG) de l’UE, après le Brexit. Ce sujet est l'un des dossiers qui préoccupent la Commission européenne dans les négociations avec Londres (EUROPE 12086).
La position de l'UE est claire, d’après Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE : le Brexit ne doit pas conduire à une perte de droits de propriété intellectuelle existants. Cette protection est une obligation internationale et doit être clarifiée dans l'accord de retrait.
Dans son Livre blanc de juillet sur les relations futures avec l'UE, le Royaume-Uni annonce que « son système d'indications géographiques post-Brexit ira au-delà de l'Accord de l'OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (TRIPS), mais ne fournit pas de détails supplémentaires », s'inquiète oriGIn. Selon elle, le Livre blanc ne contient pas d'engagement en faveur de la poursuite de la protection des IG existantes. Pour garantir le maintien des droits au maximum et éviter des perturbations commerciales, le niveau de protection dont bénéficient actuellement les IG britanniques (scotch whisky, stilton cheese), au niveau national et dans la future Union à 27, ne doit pas être diminué et il doit en être de même pour les IG existantes de l'UE (champagne...) en ce qui concerne la législation britannique, dit oriGIn. Enfin, les IG britanniques reconnues dans les pays tiers devraient continuer à bénéficier de la protection. (Lionel Changeur)