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Bulletin Quotidien Europe N° 11933
POLITIQUES SECTORIELLES / Affaires intÉrieures

La réforme de Dublin et l'avenir de l'espace Schengen, dossiers les plus épineux à l'agenda de la Présidence bulgare du Conseil de l'UE

C’est une Bulgarie encore sous le coup du Mécanisme de coopération et vérification (MCV) imposé par l’UE en 2007 pour vérifier l’état de la lutte contre la corruption et toujours maintenue hors de l’espace Schengen qui va assurer pendant six mois la mise en œuvre des législations proposées justement sur l’espace Schengen et sur les frontières extérieures ou sur la réforme du règlement de Dublin concernant les demandeurs d’asile, un dossier parmi les plus complexes à gérer.

Sur ce dernier volet, les leaders européens se sont fixés comme objectif de parvenir à un consensus d’ici à juin. La Bulgarie devra poursuivre les travaux sur la base d’une proposition de compromis de la Présidence estonienne qui ne rendait plus obligatoire l’accueil de demandeurs d’asile relocalisés ou, du moins, le conditionnait à un accord entre les pays concernés.

L’ambition générale de la Présidence bulgare du Conseil de l’UE est d'améliorer la sécurité des citoyens de l'Union, de renforcer les contrôles aux frontières extérieures et de gérer plus efficacement les flux migratoires, explique-t-elle dans son programme de travail. Sur l’espace de libre circulation, la Bulgarie entend rétablir le fonctionnement normal de l’espace Schengen, ce qui signifie un renforcement des frontières extérieures permettant de se passer des contrôles aux frontières intérieures que pratiquent ou ont récemment pratiqué plusieurs États membres.

Un texte législatif est sur la table permettant le recours plus long, mais plus encadré, à des contrôles de ce type, mais une partie des pays membres souhaite établir un lien avec les travaux sur la réforme du système de Dublin. Les débats menés entre les ministres des Affaires intérieures le 7 décembre (EUROPE 11921) avaient aussi porté sur la question de l’élargissement de l’espace Schengen à la Bulgarie et à la Roumanie, un élargissement demandé par la Commission, mais aussi par une partie des États membres.

En matière de lutte contre le terrorisme, la nouvelle Présidence devra faire avancer les dossiers de l’interopérabilité des systèmes d’information européens et, en trilogue, ceux comme sur le système ETIAS, l’autorisation de voyage pour les ressortissants des pays tiers exemptés de visa pour venir dans l’UE ou encore les travaux sur la réforme du Système d’information Schengen. (Solenn Paulic)

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