Un porte-parole des affaires étrangères de l’UE a dénoncé, lundi 6 novembre, le lancement d'un missile du Yémen visant la capitale saoudienne, estimant qu’il s’agissait d’une « escalade dangereuse, en particulier entre les parties impliquées dans le conflit au Yémen ».
« Le ciblage aveugle de zones civiles est inacceptable et contraire au droit international », a rappelé ce porte-parole à EUROPE.
L’Arabie Saoudite a intercepté au-dessus de l’aéroport international de Ryad, pendant le week-end, un missile tiré par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran. Les autorités saoudiennes ont accusé l'Iran d'être derrière ce tir qui pourrait, selon elles, « équivaloir à un acte de guerre ». Téhéran a rejeté ces accusations « irresponsables et provocatrices » et accusé Ryad de « crimes de guerre » au Yémen. En réponse aux tirs, l’Arabie Saoudite a décidé de renforcer le blocus au Yémen, c'est-à-dire de fermer de « manière provisoire » les frontières aérienne, maritime et terrestre, sauf aux cargaisons humanitaires.
Le porte-parole de l'UE a précisé que l’UE « réitérait ses appels précédents à toutes les parties impliquées pour une désescalade, pour convenir d'un cessez-le-feu durable et s'engager de manière constructive et de bonne foi dans les négociations de paix ».
L’UE continuera à soutenir pleinement les efforts de l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, à cet égard, a ajouté le porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)