Le Conseil des Affaires étrangères a prorogé jusqu'au 23 juin 2018, sans débat, lundi 19 juin, les mesures restrictives adoptées en réponse à l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Russie.
Les sanctions, prises pour la première fois en 2014, s’appliquent aux ressortissants de l’UE et aux entreprises établies dans l’UE, et sont limitées au territoire de la Crimée et de Sébastopol. Elles portent sur l’interdiction d’importer des produits originaires de la Crimée et de Sébastopol dans l'UE, d’investir en Crimée ou à Sébastopol, c’est-à-dire d’acquérir des biens immobiliers ou des entités en Crimée, de financer des sociétés de Crimée ou fournir des services connexes. Les services liés aux activités touristiques en Crimée ou à Sébastopol, en particulier, les navires de croisière européens ont interdiction de faire escale dans les ports de la péninsule de Crimée, sauf en cas d'urgence. L'exportation de certains biens et technologies destinés à des sociétés de Crimée ou à être utilisés en Crimée, dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l'énergie et liés à la prospection, l'exploration et la production pétrolières, gazières et minières, est interdite, tout comme la fourniture d’une assistance technique ou des services de courtage, de construction ou d'ingénierie liés à des infrastructures dans ces secteurs.
Par ailleurs, la prolongation des sanctions économiques contre la Russie en lien avec le conflit dans l’est de l’Ukraine devrait être discutée lors du Conseil européen des 22 et 23 juin. (Camille-Cerise Gessant)