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Bulletin Quotidien Europe N° 11811
ACTION EXTÉRIEURE / Golfe

Les ministres des affaires étrangères incitent les pays du Golfe au dialogue 

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, lundi 19 juin, qu’à l’occasion de leur Conseil, les ministres des Affaires étrangères avaient appelé à un dialogue entre le Qatar d’un côté, et l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis et l’Égypte de l’autre.

« Nous encourageons (les parties) à la désescalade et, avant tout, nous encourageons tous les pays à s’engager dans un dialogue politique sans préconditions, en acceptant la médiation du Koweït », a expliqué Mme Mogherini à l’issue du Conseil. « Nous croyons que la région a en soi la force et la sagesse requises pour trouver une solution politique à la crise », a-t-elle expliqué. « Je ne vois pas la crise être résolue demain, mais toutes les parties ont un fort intérêt à trouver une solution rapidement », autour d’une table de discussion, a insisté la Haute Représentante, lançant un « appel fort à (ses) amis à faire prévaloir la raison et à trouver un moyen de régler tout différend ». Plus tôt dans la journée, elle s’était inquiétée d’un possible débordement dans la région, ajoutant que l’on commençait à voir des débordements dangereux « à la fois dans la région plus étendue, mais aussi en Afrique et en Asie ».

Mme Mogherini a aussi rappelé l’intérêt de l’UE à la stabilité et l’unité de la région du Golfe, car les pays de la région sont des partenaires dans la lutte contre le terrorisme, notamment dans la lutte contre le financement du terrorisme.

À son arrivée, le ministre belge, Didier Reynders, a été plus loin, souhaitant que sunnites et chiites s'asseyent autour d’une table. « Il faudra, à un moment donné, peut-être à travers de l’ONU, mettre autour de la table les responsables un certain nombre de pays de la région », a-t-il expliqué, prenant l’exemple des conférences de Yalta et d’Helsinki. « J’espère qu’un jour, on arrivera à lancer ce dialogue, bien au-delà des pays du Golfe, entre l’Iran et l’Arabie saoudite et ses partenaires », a-t-il ajouté, rappelant qu’un certain nombre de conflits étaient liés à cette situation « pas exclusivement religieuse », mais aussi liée à une « relation de pouvoir ». (Camille-Cerise Gessant)

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