À l’occasion du coup d’envoi des négociations sur la sortie du Royaume-Uni (voir autre nouvelle), lundi 19 juin, BusinessEurope, l’organisation européenne qui représente les entreprises, a appelé les négociateurs des deux parties à trouver un accord au plus vite sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union, afin de pouvoir se concentrer sur les accords transitoires avant d’arrêter le cadre commercial futur définitif.
Markus Beyrer, le directeur général de BusinessEurope, a ainsi insisté sur la nécessité d’aller vite dans les négociations et a mis en avant le rôle de son organisation qu’il veut « constructif » ; ceci, afin de jeter les bases « équilibrées et saines » pour les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni.
Dans ce cadre, sans entrer dans les détails, l’organisation a posé six demandes : - la préservation de l’intégrité du marché unique ; - le maintien de liens économiques étroits entre l’UE et le Royaume-Uni ; - une transition en douceur vers un futur accord commercial, afin de permettre au milieu des affaires de se préparer et de s’adapter aux changements d’environnement économique ; - la volonté de contenir les effets délétères du Brexit ; - la suppression au plus vite des incertitudes juridiques grâce à des solutions « réalisables » dans une période de temps « prévisible et raisonnable » ; - l’inclusion de tous les acteurs « pertinents » - dont les acteurs économiques - notamment sur les questions liées aux droits de douane, à l’accès aux marchés ou encore aux « convergences réglementaires ».
Les conséquences du Brexit sur les milieux économiques britannique et européen seront certainement substantielles, à en croire les études sur la question. La commission 'marché intérieur et protection des consommateurs' (IMCO) du Parlement européen a publié une étude en début d'année, qui détaille les secteurs qui seront vraisemblablement touchés (EUROPE 11723). (Pascal Hansens)