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Bulletin Quotidien Europe N° 11750
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie

Extension du plan 'Juncker', les députés refusent de ponctionner le Mécanisme d'interconnexion pour l'Europe

Les deux corapporteurs du Parlement européen sur l'extension du plan 'Juncker' d'investissement, Udo Bullmann (S&D, allemand) et José Manuel Fernandes (PPE, portugais), ne souhaitent pas mobiliser davantage de moyens alloués au Mécanisme d'interconnexion pour l'Europe (MIE) pour accroître la garantie publique du budget communautaire sur laquelle repose le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

Leur projet de rapport, qui a été débattu lundi 20 mars au soir lors d'une réunion conjointe des commissions parlementaires des budgets et des affaires économiques et financières, amende en ce sens la proposition de la Commission européenne. À la place, les deux députés suggèrent de mobiliser 650 millions d'euros des marges budgétaires non utilisées sous le plafond d'une ou plusieurs rubriques du cadre financier pluriannuel pour 2020.

« Nous ne voulons pas que l'argent vienne du MIE », a souligné Eider Gardiazabal Rubial (S&D, espagnole).

Les députés ont accepté d'accélérer le calendrier interne pour élaborer leur position de négociation, tout en plaçant la qualité de la réforme avant la rapidité des négociations (EUROPE 11746). Sur la base de l'expérience de la première version du plan 'Juncker', nous faisons plusieurs propositions d'amélioration, a indiqué M. Bullmann. Il a évoqué une révision des critères dits 'd'additionnalité' permettant de s'assurer que le FEIS apporte sa garantie publique uniquement à des projets qui ne verraient pas le jour, du moins pas dans la même ampleur, sans le soutien du plan 'Juncker'.

« Nous sommes plus ou moins d'accord sur ce que nous devons faire concernant le FEIS 2.0 », s'est félicité M. Bullmann, soucieux que le Parlement fasse preuve d'unité pour peser dans les négociations avec le Conseil. Si le FEIS est un succès, « il y a encore une marge d'amélioration », a considéré M. Fernandes. Il a prôné la création de « passerelles » entre les autorités régionales, nationales et les institutions financières et plus de synergies entre le FEIS et les fonds structurels européens. « Il ne faut pas oublier les petits projets », a-t-il aussi estimé, un amendement ayant été déposé dans ce sens. (Mathieu Bion)

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