Le parlement britannique devait examiner, lundi 13 mars dans la soirée, le projet de loi autorisant la sortie de Londres de l’UE et permettant au Premier Ministre britannique, Mme Theresa May, d’activer l’article 50 du Traité. Jugée imminente ces derniers jours par les médias anglais, le gouvernement a toutefois fait savoir lundi après-midi que cette notification n’interviendrait pas cette semaine, mais peut-être la « semaine prochaine au plus tôt », a déclaré Downing street.
La semaine dernière lors du Sommet européen, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait affirmé que les Vingt-sept seraient « prêts dans les 48 heures » à réagir à cette notification (EUROPE 11743). Le calendrier retenu était celui d’un Sommet spécial le 6 avril permettant aux leaders d’adopter leurs lignes directrices si cette notification était envoyée cette semaine. Sinon, ce Sommet se tiendrait début mai en cas de notification plus tardive.
La Commission européenne doit, quoi qu’il en soit, une fois ce Sommet européen convoqué, publier ensuite une recommandation au Conseil pour ouvrir ces négociations, a expliqué le porte-parole de l'institution, Margaritis Schinas, lundi 13 mars. C’est le Conseil 'Affaires générales' qui devra ensuite adopter cette recommandation d’ouverture des pourparlers. Une période de six à huit semaines peut s’écouler entre la notification et le début des discussions.
S’agissant du calendrier, le ministre du 'Brexit', David Davis, a, en tout cas, exhorté dimanche les députés à ne pas « « lier les mains » de Theresa May avant l'entame des négociations, les invitant à rejeter les deux amendements déposés par les Lords, a rapporté l’AFP. Les membres de la chambre haute du Parlement ont en effet demandé la protection des droits des trois millions d'Européens vivant au Royaume-Uni et souhaitent que le Parlement ait le dernier mot sur l'accord final avec Bruxelles.
Un second référendum sur l’indépendance de l’Écosse ?
De son côté, le Premier ministre écossais, Mme Nicola Sturgeon, a annoncé lundi matin qu’elle demanderait la semaine prochaine au parlement écossais l’autorisation d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2018 ou 2019, indépendance en faveur de laquelle se prononceraient 48% d’électeurs, selon de récents sondages. (Solenn Paulic)