Les membres de la commission de l’environnement du Parlement européen ont salué, jeudi 13 octobre, le plan d’action de l’Union européenne pour endiguer le trafic illégal des espèces de faune et de flore sauvages, mais ils souhaitent que l’UE le rende plus robuste.
C’est à une interdiction immédiate et totale du commerce de l’ivoire et de la corne de rhinocéros dans toute l’UE qu’appellent les députés, ainsi qu’à des sanctions dissuasives pour les contrevenants.
Ils l’ont dit en adoptant à l’unanimité (4 abstentions) le rapport de Catherine Bearder (ADLE, britannique), quelques jours seulement après la réunion internationale des Parties à la Convention CITES (EUROPE 11639)
Au sein de l’UE, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni ont déjà interdit l’exportation d’ivoire brut. Ce que veulent les députés, c’est une interdiction du commerce, de l’exportation et de la réexportation de l’ivoire et de la corne de rhinocéros dans toute l’UE.
Les députés appellent les États membres à définir des niveaux de sanction appropriés et la Commission européenne à travailler à l’établissement de règles communes pour définir les infractions et les sanctions.
La criminalité contre la faune pouvant être liée à d’autres formes de criminalité (comme le blanchiment d’argent sale ou le financement de milices et de groupes terroristes), les États membres sont invités à utiliser tous les instruments à leur disposition – dont la coopération avec le secteur financier - pour établir ces liens.
Les députés préconisent aussi le renforcement des mesures de contrôle et l’élaboration de politiques adaptées pour lutter contre la vente illégale d’espèces sauvages sur Internet.
En juin dernier, le Conseil de l’UE avait soutenu le plan d’action présenté par la Commission (EUROPE 11577). La session plénière du Parlement se prononcera le 23 novembre prochain. (Aminata Niang)