Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), a appelé, samedi 27 août, à la libération immédiate d’Ilmi Umerov, vice-président du Mejlis, l’Assemblée des Tatars de Crimée.
« Étant donné les graves inquiétudes à propos de son état de santé, des soins médicaux d'urgence et appropriés doivent être assurés », a justifié le porte-parole dans un communiqué. De plus, selon lui, « l'examen et l’internement psychiatrique forcés » de M. Umerov, accusé de ‘séparatisme’ en mai 2016, « constituent une violation flagrante des normes internationales des droits de l'homme ».
Le porte-parole a rappelé que l’UE avait dénoncé à plusieurs reprises la détérioration de la situation des droits de l’homme en Crimée et Sébastopol depuis leur annexion illégale par la Fédération de Russie et les graves attaques aux droits des Tatars avec l'interdiction des activités du Mejlis et sa qualification d’ « organisation extrémiste » (EUROPE 11541).
« Nous réitérons notre appel pour que tous les citoyens ukrainiens détenus illégalement par la Russie, y compris Oleh Sentsov et Oleksander Kolchenko (EUROPE 11375) - condamnés il y a un an en violation du droit international et des normes élémentaires de la justice - se voient garantir un retour en toute sécurité en Ukraine », a ajouté le porte-parole.
Il a rappelé que l’UE restait déterminée à mettre pleinement en œuvre sa politique de non-reconnaissance de l'annexion illégale de la péninsule de Crimée. Les Européens ont d’ailleurs prolongé, le 17 juin, les mesures restrictives adoptées en réponse à l'annexion de la Crimée et de Sébastopol jusqu'au 23 juin 2017 (EUROPE 11575). (Camille-Cerise Gessant)