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Bulletin Quotidien Europe N° 11562
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) arabie saoudite

L'UE et Riyad veulent intensifier la coordination dans la lutte contre le terrorisme

Bruxelles, 31/05/2016 (Agence Europe) - La Haute Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, lundi 30 mai lors de sa visite à Jeddah, que l'UE et l'Arabie Saoudite souhaitaient renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

« Nous avons discuté de la possibilité d'approfondir une coordination antiterroriste et de travailler ensemble sur la lutte contre la radicalisation », a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir. « Cela pourrait être un domaine de travail commun pour le futur que nous avons convenu d'explorer », a ajouté la Haute Représentante, rappelant que les parties faisaient face à des défis communs. Dans une réponse à une question parlementaire, le 3 mai 2016, Mme Mogherini avait déjà indiqué que l'UE faisait de l'avancement de la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme une priorité importante dans le cadre de ses relations avec l'Arabie saoudite et qu'elle continuerait à rechercher une coopération plus étroite avec le royaume sur la nécessité d'empêcher la poursuite des dons privés provenant des pays du Golfe à des groupes terroristes.

Lors de la conférence de presse, Mme Mogherini a rappelé que les relations entre l'UE et l'Arabie Saoudite étaient « fortes et profondes » dans de nombreux domaines. Avec le ministre saoudien, elle a ainsi également discuté des visas, des droits de l'homme, de la possibilité de travailler sur un échange d'experts ou d'une coopération technique et des relations économiques et commerciales « en particulier les opportunités que Vision 2030 (sur le futur de l'Arabie Saoudite à l'horizon 2030) offre pour notre coopération bilatérale dans une série de domaines techniques », a-t-elle indiqué.

La Haute Représentante et le ministre ont également discuté de la situation en Libye et dans la région du Moyen-Orient, notamment en ce qui concerne l'Irak, le processus de paix au Proche-Orient, le Yémen ou encore la Syrie. Mme Mogherini a rappelé l'importance de maintenir l'arrêt des hostilités sur le terrain et de faire débuter parallèlement les négociations politiques, rappelant qu'il n'y avait pas eu de discussions directes jusqu'à présent. Le processus « n'est pas facile, et ne sera pas facile », a-t-elle reconnu. « Il faut s'engager dans des négociations de fond (…), ne pas permettre que ce processus ouvert soit un échec avant d'avoir commencé », a-t-elle ajouté.

La Haute Représentante a également annoncé la tenue d'une réunion ministérielle du Conseil de coopération du Golfe (CCG), en juillet à Bruxelles, lors duquel les négociations pour un accord de libre-échange UE-CCG seront abordées. Si les négociations, commencées en 1988 n'ont toujours pas abouti, Mme Mogherini a souligné que les Européens étaient « flexibles pour trouver des moyens de concilier les différents points de vue pour trouver une solution » et que les questions qui restaient étaient « mineures ». Elle a précisé que l'UE avait la volonté de parvenir à un accord et qu'elle avait vu la même volonté du côté du CCG. (Camille-Cerise Gessant)

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