20/05/2016 (Agence Europe) - Sur la querelle institutionnelle, la Commission européenne ment, selon Varsovie. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a accusé le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, d'avoir menti au cours de sa conversation téléphonique avec le Premier ministre polonais, Beata Szydlo, à la veille de la discussion au Collège des commissaires sur le respect par la Pologne des principes de l'État de droit (EUROPE 11553). Le gouvernement a été surpris par « l'ultimatum » lancé par la Commission, car M. Timmermans aurait assuré à Mme Szydlo que la procédure à l'encontre de la Pologne ne serait pas poursuivie dans l'immédiat et il se serait montré satisfait des propositions de sortie de crise faites par Varsovie, a déclaré M. Waszczykowski, vendredi 20 mai au siège de l'OTAN. Les intérêts souverains de la Pologne « ne peuvent pas être violés par des fonctionnaires d'institutions internationales », a-t-il estimé. Et de conclure: « Nous avons agi de manière responsable (…) face à une attitude hostile de la part de fonctionnaires, et même à une escroquerie ». (JK)