Bruxelles, 01/04/2016 (Agence Europe) - L'UE impose, depuis le 1er avril 2016, de nouvelles sanctions à l'encontre de la République populaire démocratique de Corée, en lien avec son programme nucléaire et balistique. Ces mesures sont une transposition des mesures contenues dans la résolution 2270 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 2 mars 2016 à la suite d'un essai nucléaire et du tir d'une fusée longue portée les 6 janvier et 7 février (EUROPE 11504).
Ces mesures étendent, entre autres, l'interdiction d'exportation et d'importation de produits, hormis la nourriture et des produits médicaux, qui pourraient contribuer au développement des capacités opérationnelles des forces armées nord-coréennes. Les États membres sont désormais tenus d'inspecter sur leur territoire toutes les cargaisons en provenance et à destination de la Corée du Nord, d'interdire l'affrètement de navires ou d'aéronefs à Pyongyang et de dé-enregistrer les navires. Les vols transportant des articles interdits et les escales de navires engagés en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité sont aussi interdits. Il n'est également plus possible d'importer depuis la Corée du Nord certains produits minéraux, dont le charbon, le fer et l'or ni d'exporter dans ce pays du kérosène. Les États membres doivent expulser les représentants de la Corée du Nord et ressortissants de pays tiers participant à des programmes illicites de ce pays, tels que définis par les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
Par ailleurs, des mesures financières supplémentaires ont aussi été décidées, dont des mesures concernant les succursales, filiales ou bureaux de représentation des banques de la République populaire démocratique de Corée, qui ont l'obligation de fermer, et les relations avec elles sont limitées. Les entités gouvernementales liées aux programmes nucléaires ou de missiles balistiques de la Corée du Nord ou à d'autres activités interdites par les résolutions du Conseil de sécurité voient leurs avoirs gelés. Il est également interdit d'apporter un soutien financier privé à des activités commerciales, si ce soutien peut contribuer aux programmes illicites de la RPDC.
Le 5 mars, le Conseil avait déjà transposé une première série de mesures liées à la résolution 2270 en interdisant de visas et en gelant les avoirs de 16 personnes et 12 entités (EUROPE 11505). (Camille-Cerise Gessant)