Bruxelles, 01/04/2016 (Agence Europe) - L'eau, source de vie pour 490 millions de personnes vivant sur le pourtour de la Méditerranée et de plus en plus rare dans certaines de ces régions, suscite la préoccupation des experts, notamment l'organisation SEMIDE (Système euro-méditerranéen d'information sur les savoir-faire dans le domaine de l'eau) qui vient de publier, fin mars, une étude à ce sujet.
SEMIDE a examiné la situation dans tous les pays riverains - 5 pays africains, 6 asiatiques et 11 européens et en retire cependant une vue contrastée: « rapportées aux populations, les ressources en eau sont révélatrices d'une inégalité de répartition: elles vont de la surabondance en Albanie et dans les pays de l'ex-Yougoslavie (plus de 10 000 m³ / an par habitant) à l'extrême pauvreté dans les Territoires palestiniens-Gaza et à Malte (moins de 100 m³ / an par habitant) ». La conséquence serait que, « sous l'effet des différences d'évolution démographique projetées, les écarts entre les ressources en eau par tête ne vont que s'amplifier (...) [alors que] trois quarts des emplois dans le monde dépendent de l'eau. De fait, les pénuries et les problèmes d'accès à l'eau sont susceptibles de limiter la croissance économique dans les années à venir » et surtout d'aggraver le décalage de développement entre les rives.
SEMIDE est une initiative qui regroupe plusieurs organismes en charge de la région dans le domaine de l'environnement et les pays membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM). (Fathi B'Chir)