Bruxelles, 22/03/2016 (Agence Europe) - La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé, lundi 21 mars, que l'UE et le Liban souhaitaient renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.
« Nous avons discuté des intentions communes de renforcer notre coopération sur la lutte contre le terrorisme», a souligné Mme Mogherini à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre libanais, Tammam Salam. Lors de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Ghebran Bassil, la Haute Représentante a précisé que le Liban et l'UE avaient un « intérêt commun » à avoir des activités et un dialogue efficaces contre le terrorisme dans la région et au delà.
« Il n'y a pas de divisions dans ce domaine, il y a un effort commun pour empêcher la radicalisation, lutter contre les organisations terroristes et créer les conditions politiques, en Syrie en particulier, pour faire en sorte que toutes les forces puissent être unies contre Daesh et Al-Nosra et les autres groupes terroristes qui opèrent là bas avec des liens avec la région plus largement », a-t-elle expliqué.
Mme Mogherini a aussi expliqué à M. Bassil que l'Union était prête à collaborer avec le gouvernement libanais pour étudier les possibilités d'accroître son soutien aux forces armées libanaises « qui sont l'institution fondamentale » pour la sécurité et l'unité du Liban, mais aussi pour la région.
Avec ses interlocuteurs, la Haute Représentante a aussi discuté de l'appui politique que l'UE pouvait apporter au fonctionnement des institutions de l'État, de la nécessité d'élire le Président - alors que le pays est sans président depuis plus de deux ans -, d'avoir un Parlement qui travaille, de bien coordonner les travaux du Conseil des ministres ou encore de la tenue « prochainement » d'élections locales. « Des institutions fortes rendent aussi le pays plus fort. C'est vrai pour l'élection du président, c'est vrai pour le fonctionnement du Parlement, pour le Conseil des ministres, pour les élections locales que nous souhaitons voir se dérouler ce printemps », a-t-elle expliqué lors de sa rencontre avec M. Bassil.
Avec ses partenaires libanais, Mme Mogherini a discuté aussi de la guerre en Syrie et de la gestion de « l'immense crise des réfugiés » ou encore du processus de paix au Proche-Orient, a-t-elle indiqué. (Camille-Cerise Gessant)