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Bulletin Quotidien Europe N° 11496
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) Économie

Plan 'Juncker', le FEIS déjà mobilisé à hauteur de 9 milliards d'euros

Bruxelles, 22/02/2016 (Agence Europe) - Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne responsable de l'Investissement, a annoncé que la garantie publique au titre du plan 'Juncker' d'investissement avait déjà été mobilisée à hauteur de 9 milliards d'euros, lundi 22 février lors du lancement d'un guide pour combiner les fonds structurels et d'investissements (ESI) et Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) (voir autre nouvelle).

Selon les dernières données du 10 février présentées par la Banque européenne d'investissement (BEI), cette dernière a approuvé 46 projets pour une valeur de 6,7 milliards d'euros dans le cadre du FEIS. À cela s'ajoutent des projets d'une valeur de 2,3 milliards d'euros en provenance du Fonds européen d'investissement (FEI) et bénéficiant eux aussi de la garantie du FEIS. Ces 9 milliards d'euros ont permis, selon le commissaire, de lever 64 milliards d'euros du côté du secteur privé (61,5 milliards d'euros selon les dernières données consultables), soit un peu moins de 20% des objectifs visés par le plan 'Juncker' triennal censé lever 315 milliards d'euros d'investissements additionnels d'ici à l'été 2018. « Nous devons accélérer si nous voulons atteindre nos objectifs », a nuancé Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

Cependant, selon plusieurs sources européennes, il existe une disparité entre les États membres d'Europe occidentale et ceux d'Europe centrale et orientale, ces derniers ayant bien moins sollicité pour l'instant le FEIS. Les explications apportées sont multiples, les deux plus récurrentes étant le manque de capacité administrative dont souffrent les administrations régionales et locales de ces pays et la maturité des projets financés souvent plus avancés dans les pays situés à l'ouest de l'Europe. Par ailleurs, les États membres d'Europe centrale et orientale nécessitent des investissements lourds, mais peu risqués pour rénover et développer leurs infrastructures, qui concernent plutôt les fonds ESI et non le FEIS, a indiqué une source. Enfin, une quatrième explication avancée serait la culture dominante qui règne parmi les États membres, certains privilégiant les subventions par rapport aux instruments financiers.

En octobre dernier, le cap du milliard d'euros d'investissement avait été franchi (EUROPE 11418). (Pascal Hansens)

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