Bruxelles, 22/02/2016 (Agence Europe) - L'Autriche a décidé de convoquer pour mercredi 24 février un mini-sommet sur la route des Balkans occidentaux, à la veille d'une réunion formelle des ministres de l'Intérieur de l'UE. Cette réunion informelle a pour objectif de faire le point sur la situation dans la région après que Vienne a décidé de fixer une limite quotidienne de demandeurs d'asile et de passages en transit sur son territoire.
L'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), le Monténégro, la Serbie ont été conviés à cette réunion, a indiqué l'agence bulgare Novinite. La Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE a également organisé une rencontre en amont de la réunion formelle des ministres et qui prendra la forme d'un petit déjeuner réunissant les principaux pays concernés, dont l'Autriche, l'Allemagne, la Croatie, la Slovénie, la Serbie et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine.
Les décisions de Vienne ont été discutées jeudi 18 février par les chefs d'État ou de gouvernement lors du Sommet européen, provoquant des réactions mitigées parmi ses partenaires. La situation de la Grèce, qui redoute de voir les autres pays membres l'isoler de l'espace de libre circulation Schengen, a également été discutée lors de ce Sommet européen, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, ayant demandé à ses partenaires de ne pas prendre de décisions définitives sur leurs frontières intérieures.
La Grèce, par ailleurs, a fait état de difficultés au niveau de sa frontière avec l'ARYM, cette dernière ayant bloqué le passage des migrants afghans vers son territoire, a rapporté le quotidien Ekathimirini. Le nombre de migrants entrant clandestinement en Hongrie a par ailleurs brutalement augmenté ces derniers jours, a annoncé la police hongroise le 22 février.
Plus de 500 migrants ont été interpellés après être entrés illégalement dans le pays de vendredi à dimanche en franchissant la clôture barbelée érigée aux frontières serbe et croate il y a un an par Budapest, soit presque autant que durant tout le mois de janvier où 550 personnes avaient été arrêtées, selon une statistique officielle. (Solenn Paulic)