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Bulletin Quotidien Europe N° 11479
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) affaires ÉtrangÈres

L'influence de l'UE sur ses voisins a encore baissé en 2015, d'après le ECFR

Bruxelles, 29/01/2016 (Agence Europe) - Tout comme au cours des cinq dernières années, la capacité de l'UE à influencer ses voisins a baissé en 2015, mais, cette année, cela a eu un impact grandissant sur l'UE, souligne le nouveau rapport du groupe de réflexion international European Council on Foreign Relations (ECFR), publié jeudi 28 janvier.

« L'impuissance de l'UE dans le contexte d'instabilité hors de ses frontières a rappelé la nécessité - et la difficulté - de façonner une politique étrangère stratégique, à long terme et cohérente, pour limiter l'impact de cette turbulence au sein de l'UE », ajoute le rapport, qui met en exergue la crise des réfugiés. Selon le think tank, l'échec de l'UE à formuler une réponse forte en matière de politique étrangère aux crises de 2015 est dû en partie au fait que la politique intérieure a absorbé l'attention des décideurs. Il regrette que l'UE, qui a les potentialités pour faire une différence dans la lutte contre les symptômes et les causes de la crise des réfugiés, n'ait pas relevé le défi.

L'espoir d'une Europe entourée d'un cercle d'amis a cédé la place à la réalité d'une Europe entourée d'un « anneau de feu » et « cette image peut s'aggraver dans l'année à venir », prévient l'ECFR. Il juge aussi que l'influence de l'Europe a baissé concernant les grandes puissances que sont la Turquie et la Russie, « leur gouvernement autoritaires, étant de plus en plus en mesure d'influencer l'Europe » car les responsables politiques européens sont obligés de se tourner vers eux pour coopérer sur différents sujets. Selon l'ECFR, les relations avec le Moyen-Orient et l'Afrique du nord sont le domaine où l'UE a été la moins performante en 2015.

À l'inverse, relève le rapport, « l'UE a joué un rôle clé dans le triomphe diplomatique de l'année »: l'accord sur le nucléaire iranien. « Les négociations ont montré la diplomatie de l'UE à son meilleur niveau, avec la Haute Représentante et son équipe prenant un rôle central et les grands États membres jouant les parties complémentaires », explique le rapport. L'ECFR juge, malgré tout, que l'UE a été la plus performante concernant les relations avec la Russie, en particulier sur les mesures diplomatiques et les sanctions contre la Russie.

Par ailleurs, « la tendance du leadership venant des États membres plutôt que de Bruxelles (…) est devenue plus claire que jamais en 2015 », selon le rapport. Tout comme en 2014, l'ECFR souligne le rôle dominant de l'Allemagne, pays « leader » en termes de politique étrangère devant les Pays-Bas - qui se distinguent cette année par rapport à l'an dernier- la Suède et le Royaume-Uni. À l'opposé, la Lituanie et la Pologne ont eu une faible influence.

L'étude est disponible sur: http://ecfr.eu/scorecard/2016 (Camille-Cerise Gessant)

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