Bruxelles, 08/10/2015 (Agence Europe) - Bonne nouvelle sur le front du financement climatique. Sur les 100 milliards de dollars US par an promis à Copenhague (COP 15, 2009) par les pays riches à l'horizon 2020 pour soutenir les efforts d'adaptation et d'atténuation des pays en développement, 61,8 milliards étaient mobilisés à la fin 2014, selon une étude publiée jeudi 8 octobre par l'OCDE.
Et c'est, de l'avis de l'OCDE, un élan « encourageant ». Ce rapport a été présenté à Lima, à la veille de la réunion des ministres des Finances du G20 en marge de la réunion annuelle de la Banque mondiale et du FMI. « À mi-parcours de la période d'engagement, nous avons fait plus de la moitié du chemin, mais il reste clairement des progrès à accomplir », a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria.
L'étude présente une estimation globale préliminaire des financements climatiques publics et privés mobilisés en 2013 et 2014.
Sur cette période, les financements publics bilatéraux et multilatéraux se sont taillé la part du lion en totalisant plus de 70% des apports, (37,9 milliards en 2013, 43,5 milliards en 2014, soit une moyenne de 40,7 milliards sur les deux années ) tandis que les financements privés ont représenté plus de 25% des ressources mobilisées (12,8 milliards en 2013, 16,7 milliards en 2014, soit une moyenne de 14,7 milliards sur deux ans), les 5% restants étant des crédits à l'exportation (1,6 milliard en 2013 et en 2014).
Plus des trois quarts du total estimé des financements ont soutenu des activités d'atténuation, un sixième environ a été consacré à l'adaptation et une faible proportion a appuyé les deux objectifs.
Ce rapport a été commandé par la présidence française de la COP 21 et la future présidence péruvienne de la COP.
Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP 21, s'en est félicité. « Ce rapport établit, pour la première fois depuis 2009, un état des lieux précis sur l'avancement de l'engagement des pays du Nord à mobiliser 100 milliards de dollars d'ici à 2020 pour le climat ».
« Ces estimations nous indiquent qu'une partie significative du chemin a été parcourue. Nous devons nous mobiliser pour que soient dégagés les 40 milliards encore manquants », a-t-il déclaré, en formulant l'espoir que la réunion de Lima sur les financements climatiques « soit l'occasion de nouveaux engagements ambitieux, notamment de la part des banques multilatérales de développement. » (Aminata Niang)