Bruxelles, 16/09/2015 (Agence Europe) - La lutte contre le cancer demeure une priorité de la politique européenne de la santé, ont souligné le commissaire en charge de la Santé, Vytenis Andriukaitis, et la ministre luxembourgeoise de la Santé, Lydia Mutsch, à l'occasion d'une cérémonie officielle organisée mardi 15 septembre à Luxembourg, pour célébrer les 30 ans d'action européenne de lutte contre le cancer.
« Le 30ème anniversaire que nous célébrons aujourd'hui est l'occasion pour nous de renouveler notre engagement partagé (…) pour faire le maximum en matière de prévention contre le cancer, pour assurer l'égalité et de maximiser la qualité de vie pour chacun et pour tous les citoyens », a souligné le commissaire Andriukaitis. Même si la santé reste une compétence nationale, « il est évident que des actions européennes conjointes peuvent apporter une valeur ajoutée considérable en affrontant plus efficacement les défis de santé majeurs », notamment en matière de lutte contre le cancer, a ajouté Mme Mutsch.
Dans son discours, Vytenis Andriukaitis rappelle que la lutte contre le cancer est l'une des actions européennes les plus anciennes adoptées dans le secteur de la santé. Ensemble, les participants ont fait le bilan des actions européennes de lutte contre cette maladie et des succès obtenus. Comme l'a souligné le commissaire, l'action européenne s'est essentiellement concentrée sur la prévention, le dépistage et le contrôle.
Depuis la mise au point, en 1985, d'un programme d'action communautaire contre le cancer, la Commission européenne a poursuivi sur sa lancée. En 1987, un Code européen contre le cancer a vu le jour, code qui a été révisé l'an dernier et qui « reste une pièce maîtresse dans les efforts pour sensibiliser les citoyens à propos de la prévention et du dépistage précoce du cancer », a indiqué M. Andriukaitis.
La Commission a ensuite focalisé ses travaux sur la prévention avec un examen des facteurs de risques. Les politiques de prévention et l'accès à un diagnostic précoce sont « cruciaux », a expliqué M. Andriukaitis Trois facteurs de risque majeurs ont été identifiés: le tabac, l'abus d'alcool et l'obésité. Dans une communication de 2009, « Action contre le cancer », la Commission a fixé comme objectif de réduire le taux de cancer de 15% d'ici 2020 dans l'UE. De nombreux États membres ont parallèlement développé des plans nationaux de lutte contre le cancer, épaulés par la Commission.
Aujourd'hui, celle-ci a inauguré une nouvelle phase avec un nouveau Plan d'action conjoint pour l'amélioration de la qualité dans la lutte globale contre le cancer. Pour l'avenir, il faudra faire « pleinement usage » de nouvelles technologies, en mettant la télémédecine et la e-santé à profit pour améliorer la prévention et les traitements du cancer, a indiqué le commissaire Andriukaitis. Il a insisté, en conclusion, sur la nécessité de maintenir une vision à long terme. (Isabelle Lamberty)
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