Bruxelles, 29/07/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, n'a pas exclu la tenue d'élections anticipées, mercredi 29 juillet sur la radio grecque Sto Kokkino affiliée au mouvement Syriza.
« Si je n'ai pas de majorité parlementaire, nous serons forcés d'aller aux élections », a-t-il expliqué.
Une trentaine de députés de son parti ont en effet rejeté les deux premiers paquets de mesures votés le 15 et le 22 juillet en tant que préalable à l'ouverture de négociations sur un 3ème plan d'aide (EUROPE 11365). M. Tsipras a lui-même déclaré qu'il ne s'approprierait en aucun cas le programme à appliquer en échange d'une aide financière triennale qu'il considère comme un mauvais remède.
De nouvelles mesures devront être adoptées pour que le Mécanisme européen de stabilité (MES) puisse verser une 1ère tranche de prêts, si tout se passe bien avant le 20 août, date à laquelle la Grèce doit rembourser 3,2 milliards d'euros à la BCE. Rien d'inhabituel dans cette procédure dite d'actions préalables, qui a été suivie ces dernières années dans le cadre de tous les plans d'aide financière.
Du côté de l'eurozone, on assure que les mesures à adopter en Grèce doivent être issues de la liste de réformes que la Grèce a elle-même soumise à ses partenaires avant l'Eurogroupe du 12 juillet dernier (EUROPE 11356). M. Tsipras a d'ailleurs prévenu, mercredi, qu'il n'appliquerait ni plus ni moins que ce qui est prévu dans l'accord du sommet de la zone euro du 13 juillet (EUROPE 11358).
La Commission s'est, par ailleurs, dite satisfaite de la coopération constructive qu'elle observe à Athènes, où les discussions techniques sur le 3ème plan d'aide ont commencé. La chef de mission du FMI, Delia Velculescu, a repoussé son arrivée dans la capitale grecque, notamment parce que le conseil du FMI se réunissait ce mercredi à Washington. Mme Velculescu représentait le FMI dans le cadre du plan de sauvetage chypriote. La Commission semble toujours vouloir croire à un accord pouvant permettre un versement du MES avant le 20 août. Si un tel scénario se réalise, un Eurogroupe aurait lieu le 11 août. D'autres voix, plus pessimistes, anticipent déjà un nouveau recours au MESF, le fonds que gère la Commission au nom des vingt-huit États membres. Celui-ci a déjà été mobilisé pour éviter à Athènes un accident de paiement le 20 juillet (EUROPE 11363). (Elodie Lamer)