Bruxelles, 29/07/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a donné son feu vert, mercredi 29 juillet, au programme de coopération transfrontalière 'Interreg V' entre la Grèce et Chypre doté de 54 millions d'euros dont 45 millions du Fonds européen pour le développement régional (FEDER).
Quelque dix régions grecques comptant entre 150 000 et 800 000 habitants (niveau 'NUTS 3') et l'intégralité de la République de Chypre sont concernées par le programme de coopération transfrontalière. En substance, le programme vise à accroître la compétitivité et l'entrepreneuriat, à améliorer l'efficacité énergétique et soutenir les transports durables, à garantir une meilleure protection environnementale, enfin à mettre en place des systèmes de prévention de risques.
Sur le volet économique, le programme cherche à encourager le secteur privé comme public à tirer profit des technologies du numérique, à intensifier les flux transfrontaliers, à renforcer la sécurité des transports et à développer des stratégies communes dans le secteur touristique, notamment en vue de proposer des destinations alternatives. Sur le volet environnemental, le programme a pour objectif d'améliorer la qualité de l'air dans les zones urbaines, la planification de l'espace maritime ADRIPLAN (programme de coopération dans les eaux partagées adriatico-ionien) et la gestion intégrée des zones côtières. Enfin, le programme cherche à optimiser la gestion des ressources hydriques et des eaux usées.
En tout, la Grèce est concernée par trois programmes transfrontaliers (Interreg V-A), trois autres transnationaux (Interreg V-B), et 2 autres programmes sur les frontières extérieures de l'UE.
Aucune coopération avec la Turquie. La Commission devrait recevoir les programmes Interreg entre la Grèce et l'Albanie, la Grèce et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), enfin entre la Grèce et la Bulgarie dans le mois à venir. Étrangement, aucun programme de coopération transfrontalière n'est en vue entre la République hellénique et la Turquie, alors qu'un Interreg existait sur la période 2007-2013 et qu'un programme entre la Bulgarie et Ankara a été adopté la semaine dernière. « C'est étrange, d'autant plus qu'il s'agirait d'un programme bien plus important que d'autres programmes Interreg par exemple », s'est étonnée une source de la Commission, pour qui un tel programme redynamiserait l'économie exsangue de la Grèce et contribuerait en outre à la stabilisation des relations entre Athènes et Ankara. Selon une autre source proche du dossier, le fait qu'il n'y ait pas de programme annoncé ne signifie pas qu'il n'en existe pas. S'il existe, selon celle-ci, il devrait être adopté courant novembre ou décembre. (Pascal Hansens)