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Bulletin Quotidien Europe N° 11367
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Le référendum sur l'appartenance à l'UE aurait lieu en juin 2016

Bruxelles, 27/07/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, pourrait convoquer le référendum sur l'appartenance de son pays à l'UE dès juin 2016, a affirmé le journal Independent on Sunday, dimanche 26 juillet.

Citant des sources du gouvernement, le journal avance que cette annonce pourrait être faite par M. Cameron en octobre lors de la conférence annuelle du parti Tory.

Ayant promis un référendum sur la place du Royaume-Uni dans une Union européenne qu'il souhaite réformer, le Premier ministre britannique a plusieurs fois émis le souhait que ce scrutin se déroule avant 2017. L'année 2017 coïncide d'ailleurs avec des élections importantes dans d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la France.

Selon les médias britanniques, ce calendrier avancé pourrait signifier que les réformes de l'UE demandées par David Cameron restent mineures. Fin juin lors du sommet européen, le Premier ministre avait lui-même concédé que ce scrutin pourrait intervenir sans que les modifications aux Traités aient été actées par ses partenaires via des processus de ratification (EUROPE 11344 et 11343). Il chercherait plutôt à consolider des protocoles ou autres outils légaux qui autoriseraient des processus de ratification ultérieurement dans les 27 autres États membres.

M. Osborne part en tournée européenne. En attendant, c'est au tour du chancelier de l'Échiquier, Georges Osborne, de se lancer dans un tour des capitales européennes pour convaincre les partenaires de Londres de la nécessité de réformer l'UE. Le ministre s'est notamment rendu à Paris les 26 et 27 juillet pour y rencontrer ses homologues, Michel Sapin aux Finances et Emmanuel Macron à l'Économie, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Les arguments de Londres ont été officiellement donnés par M. Cameron lors du sommet européen de la fin juin. Londres souhaite une UE plus compétitive qui stimule la croissance. Le gouvernement britannique veut aussi qu'une intégration accrue de la zone euro ne se fasse pas aux dépens des pays n'ayant pas adopté la monnaie unique et ni de la City, la plus grande place financière européenne. Il veut aussi être exempté de l'impératif d'avancer vers « une Union toujours plus étroite ». Sur le plan social, les autorités britanniques remettent en cause les prestations sociales versées aux travailleurs européens migrant au Royaume-Uni. (Solenn Paulic)

 

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