Bruxelles, 27/07/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a souligné « l'importance fondamentale de maintenir le processus de règlement des différends avec le peuple kurde vivant et sur la bonne voie », samedi 25 juillet à l'issue d'un entretien téléphonique avec le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu.
Condamnant les actes terroristes du parti kurde PKK, Mme Mogherini a appelé à continuer de travailler pour le processus de paix, via son compte Twitter, après s'être entretenue avec le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas.
La Turquie a accentué la semaine dernière ses opérations contre les militants kurdes, parallèlement aux frappes contre l'organisation État islamique (EI). Par ailleurs, deux soldats turcs ont été tués et quatre autres blessés lors d'une attaque de militants du PKK.
« Les groupes terroristes ne doivent pas gâcher le processus et le cessez-le-feu doit être préservé. Toute mesure prise doit éviter de mettre en danger le cessez-le-feu et le processus de paix kurde qui restent la meilleure opportunité depuis une génération de résoudre un conflit qui a fait beaucoup trop de morts », a souligné Mme Mogherini dans un communiqué à l'issue de son entretien avec M. Çavusoglu. Et d'ajouter: « Le gouvernement turc a fait preuve au cours des dernières années de courage, de résolution et de sagesse pour faire avancer un processus politique qui est le seul moyen de parvenir à une solution stable pour le conflit, pour le bien de tous les peuples turcs. L'UE continuera de soutenir le gouvernement dans cette voie ».
Mme Mogherini a rappelé le soutien de l'UE aux efforts de la Turquie à intensifier la lutte contre l'EI et contre toute forme de terrorisme.
Réunion à l'OTAN
À la demande de la Turquie, une réunion extraordinaire du conseil de l'Otan se tiendra, ce mardi 28 juillet au niveau des ambassadeurs, « au vu du sérieux de la situation après les odieux attentats terroristes de ces derniers jours et pour informer ses alliés des mesures que (la Turquie) prend », a indiqué un communiqué de l'Otan. Ankara n'a pas demandé d'aide militaire spécifique de l'Otan. (Camille-Cerise Gessant)