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Bulletin Quotidien Europe N° 11364
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

3ème plan d'aide, l'idée d'une étude d'impact social ne serait pas morte

Bruxelles, 22/07/2015 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne devrait pas se dérober à sa promesse d'une étude d'impact comme préalable à tout plan d'ajustement économique faite devant le Parlement européen il y a un an, lorsque celui-ci l'a adoubé en tant que président de la Commission européenne.

« À l'avenir, il ne pourra pas y avoir de programme d'ajustement sans analyse préalable de son impact social », avait-il déclaré le 15 juillet 2014. Un an après et alors qu'a été donné le coup d'envoi des négociations sur un troisième programme pour la Grèce, M. Juncker a rencontré sa commissaire en charge des Affaires sociales, Marianne Thyssen, mercredi matin en marge de la réunion du collège. Cette question d'un impact social « est une obligation qui fait partie de la lettre de mission » que Mme Thyssen a reçue lorsque M. Juncker l'a nommée à ce poste, a rappelé le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas. La commissaire Thyssen devrait par ailleurs y être associée, explique la Commission.

Rappelant que la Commission n'était pas seule, mais entourée de la BCE et du FMI, le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a jugé, lors d'une conférence de presse, mercredi 22 juillet, que les propos tenus en juillet 2014 par Jean-Claude Juncker étaient « de très bon sens » et pouvaient « être revendiqués par M. Juncker et la Commission qui l'entoure ».

M. Moscovici a par ailleurs expliqué que les négociations sur un troisième plan venaient de commencer « et devraient nous mener à la seconde quinzaine d'août ». Il n'a pas voulu être plus précis, mais a expliqué que le début de la 2ème quinzaine d'août était « une bonne fenêtre de tir ». Le 20 août, la Grèce doit faire face à une nouvelle échéance de remboursement à la BCE d'environ 3,2 milliards d'euros. Les parties se prépareraient déjà à l'éventualité d'un nouveau besoin d'un financement relais dans le cas où les négociations n'auraient pas abouti à cette date. Le paquet voté le 15 juillet par la Grèce est « substantiel », selon Pierre Moscovici, qui a constaté « une nouvelle dynamique en marche ». Si « ce soir (du 22 juillet), la Grèce vote les deux sujets que j'ai mentionnés (un Code de procédure civile et le texte législatif transposant la directive 'BRRD', Ndlr.), on aura fait de bons progrès », a expliqué M. Moscovici. Il s'est dit confiant que ces mesures seraient adoptées. La semaine dernière, de nombreux députés Syriza ont voté contre l'accord ouvrant la voie au troisième plan d'aide. « Nous pourrions aller à des élections, quand cela sera nécessaire », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovasili, sur une radio grecque.

La BCE devait se pencher sur l'octroi des liquidités d'urgence aux banques grecques mercredi. Les observateurs s'attendaient à ce qu'elle en relève le plafond. L'agence de notation Standard and Poor's a relevé mardi de deux crans, à CCC+, la note de la Grèce, avec une perspective stable. (Elodie Lamer)

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