Bruxelles, 08/05/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, mardi 5 mai, les premiers résultats d'une étude de deux ans sur la disparition des colonies d'abeilles dans l'UE. Les pays du nord de l'UE sont plus touchés par le phénomène, mais les causes restent difficiles à identifier.
Les disparitions de colonies d'abeilles en hiver ont varié entre 2,4 et 15,4% selon les pays en 2013-2014, selon les premiers résultats du programme européen de surveillance de la mortalité des abeilles (EPILOBEE) publiés par la Commission européenne.
Ce programme de recherche de deux ans (2012/2014) a été cofinancé par la Commission (33 millions d'euros) et a porté sur 32 000 colonies dans 17 pays. En 2012-2013, le taux de disparition était de 3,2% à 32,4%.
Les scientifiques se gardent néanmoins bien de conclure à une baisse de la mortalité des colonies d'abeilles, aucune réelle différence statistique n'ayant pu être constatée.
Les données collectées doivent encore être analysées dans le détail.
Dans six États membres, les taux de mortalité étaient de plus de 10%: Suède (15,4%), Danemark (14,9%), Belgique (14,8%), France (13,7%), Finlande (12,4%) et Estonie (10,2%) et dans cinq États membres ils ont été en-dessous de 5%: Italie (4,8%), Hongrie (4,8%), Pologne (4,5%), Slovaquie (2,5%) et Lituanie (2,4%). De manière générale, les pays du nord de l'Europe semblent plus affectés. L'étude, qui ne s'est pas penchée sur les pesticides faute de faisabilité, rappelle que les conditions climatiques sont une des causes connues de disparition des colonies en hiver. Mais elle note également une grande variabilité de maladies affectant les butineuses: varroa, loque américaine et européenne, paralysie chronique...
Les taux de mortalité des colonies, pendant la saison apicole, sont inférieurs aux pertes hivernales, elles varient en 2014 entre 0,04% et 11,1%. Un niveau proche de ce qui a été observé durant l'été 2013 (entre 0,3 et 13,6%). (Lionel Changeur)