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Bulletin Quotidien Europe N° 11311
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Contribuer au consensus mondial sur le climat

Bruxelles, 08/05/2015 (Agence Europe) - Le commissaire européen chargé de l'Énergie et de l'Action pour le climat, Miguel Arias Canete, a souligné l'ampleur du défi du changement climatique en Méditerranée comme dans le monde: « les pays méditerranéens (en) subissent déjà les effets néfastes», a-t-il dit à l'ouverture de la conférence informelle qui a eu lieu jeudi 7 mai à Skhirat (Maroc) sous l'égide de l'Union pour la Méditerranée (UpM).

Le but, selon les organisateurs, est de « contribuer aux efforts régionaux et nationaux pour la réalisation des objectifs en matière de changement climatique en Méditerranée, ouvrant ainsi la voie pour un accord global lors de l'UNFCCC COP 21, qui se tiendra à Paris » à la fin de l'année.

Selon M. Canete, « les scientifiques prédisent que les multiples défis de la rareté de l'eau, la hausse des températures (font que les) sécheresses, plus fréquentes, et la désertification vont s'accélérer et faire de la région un des points sensibles » du changement en cours. Mais ce « défi (...) présente également des possibilités nouvelles » et permettra de « rendre nos sociétés et nos économies plus fortes ».

La Méditerranée a, selon lui, la chance de pouvoir « exploiter ses riches possibilités en sources d'énergie renouvelables et son potentiel en efficacité énergétique » pour relever ce défi. La région serait ainsi « bien placée pour récolter les bénéfices d'une transition » vers la basse consommation en carbone. Pour y parvenir, le commissaire compte sur l'étroite collaboration engagée dans le cadre de l'UpM (Union pour la Méditerranée) forte de ses 43 pays membres dont les 28 États de l'UE.

Évoquant la conférence elle-même, dont l'objectif est de « préparer la contribution (des pays de l'espace euro-méditerranéen) au nouvel accord » espéré à Paris, M Canete a indiqué que l'UE « a été la première grande économie à présenter sa contribution, début mars » et « seule une poignée de pays, dont les États-Unis, la Russie, le Mexique et le Gabon, ont fait des observations ». D'autres contributions « sont attendues dans les prochains mois » pour « permettre aux partenaires de concevoir et de conclure un accord robuste et dynamique, capable de maintenir l'augmentation de la température mondiale en dessous de 2 ° C ».

En marge de la conférence, vingt-quatre représentants d'autorités locales de six pays ont signé une « Convention des Maires » contre les effets du changement climatique. (Fathi B'Chir)

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