Bruxelles, 08/05/2015 (Agence Europe) - La SACD, Société des auteurs compositeurs dramatiques, se réjouit que les discussions entre les sociétés d'auteurs et la Commission européenne ces derniers mois aient abouti à une meilleure compréhension par cette dernière des particularités du système de financement des oeuvres audiovisuelles et cinématographiques.
Alors que la réforme du droit d'auteur occupe une place importante dans la stratégie numérique dévoilée mercredi dernier, la SACD se félicite que « la nécessité de préserver la valeur des oeuvres, qui repose largement sur des financements territorialisés, soit expressément citée comme un objectif à prendre en considération ». Les auteurs compositeurs dramatiques précisent qu'ils ne s'opposent pas à la portabilité des services, pour un meilleur accès aux films et aux oeuvres et que, même, ils souhaitent un renforcement de la disponibilité de ceux-ci sur les plates-formes numériques. Mais ils souhaitent que la Commission étudie soigneusement le cadre de rémunération des auteurs, la question de la promotion des oeuvres européennes et la lutte de la contrefaçon des oeuvres sur Internet.
La Société des auteurs audiovisuels (SAA) souhaite également que la rémunération des auteurs soit au centre de la réforme du copyright. Elle rappelle la publication, le 23 mars, de la deuxième édition de son Livre blanc sur les droits et la rémunération des auteurs audiovisuels en Europe. Un document qui rappelle l'explosion des différents modes d'exploitation des oeuvres audiovisuelles, souligne les opportunités de l'économie numérique et présente les propositions de la SAA pour garantir aux scénaristes et aux réalisateurs un partage équitable de la valeur (EUROPE 11281). La SAA annonce qu'elle restera particulièrement attentive aux questions relatives aux blocages géographiques et à l'accès transfrontalier.
Creativity Works !, une association qui regroupe des organisations et des fédérations des secteurs créatifs et culturels, espère que la Commission développera, dans le cadre de sa stratégie numérique, des propositions à même de stimuler la croissance des industries créatives, qui alimentent l'économie numérique. Elle devra, dans cette optique, évaluer soigneusement les conséquences économiques et juridiques, pour l'industrie créative, des dispositions qu'elle envisage dans le cadre de la réforme des droits d'auteur et tenir compte des traditions juridiques existant dans les différents États membres. (Isabelle Lamberty)