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Bulletin Quotidien Europe N° 11291
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

La trajectoire budgétaire profite de l'embellie économique

Bruxelles, 09/04/2015 (Agence Europe) - Avec l'affermissement graduel de la croissance, le gouvernement français veut néanmoins rester prudent dans ses prévisions budgétaires tout en tablant sur une trajectoire de réduction du déficit public « meilleure » que celle recommandée par le Conseil Ecofin.

Le ministre français des Finances, Michel Sapin, présentera au gouvernement, mercredi 15 avril, le programme de stabilité que la France transmettra à la Commission européenne d'ici la fin du mois. Ce document confirmera une précédente estimation du ministre selon laquelle le déficit français s'élèvera à 3,8% du PIB en 2015 grâce notamment à un déficit moindre en 2014 qu'initialement prévu (-4,0% en 2014) (EUROPE 11283). Pour 2016 et 2017, ce déficit avoisinerait respectivement 3,3% et 2,7% du PIB, confirmant l'engagement français de le ramener sous la barre des 3% d'ici 2 ans, conformément au délai supplémentaire accordé par le Conseil Ecofin (EUROPE 11271). Celui-ci demande à Paris de consolider les finances publiques selon la trajectoire suivante: 4% du PIB en 2015, 3,4% en 2016, 2,8% en 2017.

Le programme de stabilité français tablera sur un affermissement graduel de l'économie, la croissance du PIB étant attendue à 1% du PIB en 2015 et 1,5% en 2016 et 2017. « Nos prévisions de croissance doivent être considérées comme des planchers et non pas comme des plafonds, quitte à constater de bonnes nouvelles par la suite », a déclaré M. Sapin dans une interview qu'ont publiée Les Echos jeudi 9 avril, ajoutant que toute recette supplémentaire devrait « aller en priorité à la diminution plus rapide de nos déficits ».

Maintien des 4 milliards d'économies additionnelles en 2015. L'une des conditions assorties au nouveau délai de 2 ans accordé pour réduire les déficits publics était la présentation de nouvelles économies au printemps 2015. « Nous allons réaliser les 4 milliards d'économies supplémentaires demandées par la Commission européenne. C'est précisément le montant qui nous permettra de tenir notre plan de 21 milliards d'euros d'économies et de compenser l'impact de la faible inflation », a indiqué le ministre. Paris s'est engagé à réduire les dépenses publiques à hauteur de 50 milliards d'euros d'ici à 2017, dont 21 milliards en 2015.

Sur le plan des réformes, la France notifiera à la Commission son programme de réformes en même temps que le programme de stabilité. Le gouvernement français a dévoilé, mardi, un bonus fiscal visant à inciter les entreprises à investir davantage. Celui-ci sera financé par des économies budgétaires et n'empêchera pas le gouvernement de baisser l'impôt sur les sociétés, a indiqué M. Sapin.

Désireuse d'analyser d'abord les « textes finaux » qui lui seront transmis avant de transmettre un avis « en mai », la Commission européenne s'est félicitée que « les États membres s'engagent à poursuivre des réformes structurelles ambitieuses », jeudi 9 avril. (Mathieu Bion)

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